1710 - Aveu de Louis Rannou, Louis Caugant et autres pour Crechergué - GrandTerrier

1710 - Aveu de Louis Rannou, Louis Caugant et autres pour Crechergué

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§ E.D.F.

Sommaire

En savoir plus : [1636-1740 - Aveux pour la tenue de Creach-Ergué, fief des Regaires]

1 Résumé des sources

« 1710 Aveu de Louis Rannou succ. p&m François Rannou x Françoise Morel, de Louis Caugant x Marie Le Masson fa de Jean Le Masson, Catherine Moisan Vve François Le Berre (et x Jean Le Gril) succ m Jeanne Le Berre + en 1685 et succ mari François Le Berre + en 1705 » Inventaire Bernard Vayssette CGF).

 

Aveu [1] de Louis Rannou et Louis Le Caugant aux Régaires [2] de Quimper pour Creach Ergué le 26 juillet 1710. Document conservé aux Archives départementales du Finistère, série 1 G 132.

2 Transcription

Feuillet séparateur :

26 juillet 1710

Paroisse d'Ergué Gaberic, Crechergué

Aveu [1] de Louis Rannou, Louis Caugant et autres qui sont :

Catherine moisan veuve de francois le berre, tutrice de leurs enfants et Jean le gral mary de catherine moisan

escheu au dit rannou de francois son père et de francoise morel sa mère depuis[...]

au dit caugant comme mary de Marie le Masson fille de Jan, depuis ...

a la dite catherine moisan veuve de jean le berre décédé en 1705

a la femme dudit gral de Janne le Berre sa mère depuis 1685

à titre de foy hommage [3], lodz et rentes [4], rachapt [5] et de bail

La dixme [6]a la quinzième gerbe [7]

Deux petites etages formant une tenue [8], son bois taillis,

La moitié du placitre [9] en indivis avec les heritiers de guillaume Lozeach et Clemence le henaf

Chefrente à la saint Michel

avec la portion de rannou cinq sols tournois [10]

et par les trois autres aussi cinq sols tournois [10]

na reste à faire fournir aveu par les heritiers de guillaume lozeach et Clemence le henaff

na ceux y reconnoissont rachapt et bail deferament, au lieu qu'ils [...] a présent, le rachapt [5] etant substitué en la place du bail, marque lui vente que c'est l'ignorence des nottaires qui ont toujours raportés tous les termes erroneux qui se noyent aux anciens actes et qui sont souvent la matière de tant de procès.

na ou cette ignorence des nottaires leur a fait aussi ometre la tenue des décès qui sont en blanc et quelques autres defauts qui sont au présent, surtout le manoir point déclaré que les heritiers de Lozach sont portionaires et fils sont obligés a pareille chefrente [11], soi elle fait partie de [...] et d'obliges les [...] dite de payement de la chefrente [11] [...]

Le 6 aout 1710

Document principal :

Ce jour vingt et sixieme de juillet avant midy mil sept cents dix devant nous nottaires de la cour et juridiction des Reguaires [2] de quimper avec soumission y jurée ont comparus Louis Rannou fils et heritier de deffuncts francois Rannou et françoise morel demeurant au lieu de Crech ergué parroisse d'ergué Gaberic, Louis Le Caugant mary et procureur des droits de marie Le masson fille unique et heritiere de deffunct Jan Le masson demeurant au lieu de Kercho audit ergué, Catherinne moisan veuve de françoise Le berre décédé le vingt et huict fevrier mil sept cents cinq et tutrice des enfants mineurs de leur mariage demeurante au lieu de gueuren trefve de trefléz de la paroisse de Landrevarzec et Jan Le gril mary et procureur des droits de Catherinne moisan fille et heritiere de defuncte Janne Le Corre décédée en mil six cents quatre vingts cinq demeurant au lieu de Kerneon en la trefve de Langolen paroisse de briec les quels connoissent et confessent tenir les heritages cy après à tiltre de foy, hommage [3], lods, ventes [4][...], rachapt [5]et de bail sittués audit village de Crech ergué sous illustrissime et reverendissime messire françois hyacinthe de ploeuc [12] par la grace de Dieu et du saint siège apostolique eveque et seigneur de quimper, comte de cornouaille et des Salles et demeurant en son palais episcopal en la ville close dudit quimper demandeur poursuite et diligence de maistre michel guillou sieur de la motte procureur au siège présidial [13] de quimper faisant la fonction de procureur d'office de la cour et juridiction des Reguaires [2] de quimper comté de Cornouaille et chatelenie de Corray,

Et premier la portion dudit Rannou

Une maison nommée ty anné à deux estages ayante deux longères [14] et en pignez et demy contenante de long trante cincq pieds et demy, de franc traize pieds deux tiers et de hauteur quatorze pieds et demy | Une creche nommée Craou bihan à l'oriant de la cour close ayante de long quinze pieds et demy, de franc onze pieds et de hauteur six pieds | Une petite creche nommée Craou ar linou joignante la longère [14] du midy dudit Ty anné ayante de long huict pieds, de franc cincq pieds et quart et de hauteur cincq pieds et demy | Une autre creche nommée Craou braz contenante de long vingt et sept pieds, de franc onze pieds trois quarts et de

hauteur dix pieds et demy | Un apanty joignant la longère [14] d'oriant dudit Craou braz ayannt de long six pieds et demy, de franc trois pieds et demy et de hauteur quatre pieds |Une autre maison nommée ty dianet autrement au Cardy contenante de long vingt et cinq pieds, de franc huict pieds et de hauteur cincq pieds. Ser[...] les dites maisons court à fembroy [15], jardin, aire et issus à paille contient vingt et cincq cordes [16] | La moityé du placitre [9] estant au midy et occidant desdites maisons en indivis avec les heritiers de deffuncts guillaume Lozeach et Clemance Le henaff sa femme contenant en tout vingt cordes [16] revenant pour ladite moityé dix cordes [16] | Un parc [17] ar forn terre chaude [18] et froide [19] contenant de chaude cend quarante huict cordes [16] et de froide douze cordes [16] | Comprict les fossés au midy et occidant et partye du nort. | Un autre nommé parc [17] an nir bihan terre chaude [18] contenant en fond cent quinze cordes [16] et quart compries ses fossés en son endroit | Parc [17] an nir braz terre chaude [18] contenant en fond cent quatre vingts huict cordes [16] y compris un courtil [20] nommé Liorz braz et un petit jardin à son boult meridional.

La portion dudit Caugant

Un parc [17] nommé mesorch contenant en fond avec ses fossés du midy, occidant et nort deux journeaux [21] et demy donnant [...] oriant [...] audit Louis Rannou, du midy et occidant sur [...] à Jan Le Duff et du nort sur [...] à ladite moisan et Gril | Et le tiers d'un petit bois taillis en indivis avec ladite moisan et Grill icelluy [...] consistant en dix cordes [16] de terre en fond,

Et la portion de ladite moisan et gril,

La moityé d'une maison couverte de gleds [22] nommée Ty anné du masson à deux longeres et un pignon au bout de l'oriant et la moityé du pignon [...] occidant sans y comprendre la cheminée laquelle appartient à ladite moisan et gril en entier, Icelle moityé de maison contenante de long trante pieds, de franc quatorze et de hauteur quatorze pieds,| L'issue et porz à fembrois [15] joignant ladite maison du coté du nort | avec la portion du placitre [9] dudit lieu en indivis avec Louis Rannou auquel appartient l'autre moityé, lequel placitre [9] contient en entier un quart de journal [21] de [...] | Et un parc nommé Stangcoat contenant en fond deux journeaux [21] de terre chaude [18], donnant d'un costé sur le chemin de quimpercorantin et de toute autre endroict sur


les parcs [17] appellés parc an [...] à Louis Rannou et parc mesorch audit Caugant, [...] les deux tiers d'un petit taillis estant au nort dudit parc Stangcoat séparés seulement de leurs fossés, les deux tiers contenants vingt cordes [23] de terre en fond.

Def[...] lesquels heritaiges cy dessus describés les advouants connoissent debvoir pour chacun an à chaque terme de saint michel scavoir ledit Rannou cincq sols tournois [10] et lesdits caugant, Gril et moisan aussy cincq sols dont le tiers revient audit caugant et les deux tiers à ses consorts et la dixme [6] à la quinziesme gerbe [7] au payement et continuation de laquelle cheffrante [11] et autres droits et devoirs cy-dessus les debvouants s'obligent sollidairement tant depuis l'advenement dudit seigneur demandeur qu'a l'advernis sur obligation gage et hyppotheque de tout leurs biens meubles et immeubles, presents et futures, L'un d'eux est obligé pour l'autre et un seul pour le tout aussi renonciation au benefice de division, ordre de droit et disposition de leurs dits biens et gré à quimper soubs le seign de maitre Gabriel miliu requerant ladite Rannou celluy de mautre Guill[...] requerant ledit Gril, celluy de maistre guillaume Contour requerant la dite moisan disants ne scavoir signer et les nostres.

Guillaume Ga:milig | Billaet, notaire | Gû glézes notaire des Reguaires

Dont [...] et reçu [...]

3 Copies des actes

4 Commentaires, annotations

  1. Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. Régaires, s.m.pl. : administration en charge du domaine temporel d'un évêque, propriétaire et seigneur, au même titre que l'aurait été n'importe quel noble propriétaire d'un fief avec justice. Le plus souvent, ils provenaient de donations anciennes faites au cours des âges par des féodaux, qui souhaitant sans doute s'attirer des grâces divines ou se faire pardonner leurs péchés, avaient doté l'église de quelques fiefs avec les revenus en dépendant. Source : amisduturnegouet sur free.fr [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 2,0 2,1 2,2]
  3. Foi et hommage, s.f. et s.m. : le vassal devait la foi et l'hommage, lorsqu'il entrait en possession de la terre, et lorsque le seigneur le demandait. La foi traduisait un lien personnel ; l'hommage, une reconnaissance du fief (Dict. de l'Ancien Régime). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 3,0 3,1]
  4. Lods et ventes, s.m.pl, s.f.pl : redevances dues au seigneur en cas de vente d'une censive relevant de son domaine et payées par l'acheteur (lods) et le vendeur (ventes). Source : trésors Langue Française [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 4,0 4,1]
  5. Rachapt, rachètement, s.m. : en terme de coutume droit du au seigneur à chaque mutation du fief (dictionnaire Godefroy 1880). Droit du au seigneur par un nouveau tenancier après une succession qui est appelé également relief ou rachat des rentes. La somme à laquelle est estimé le revenu d'une année du fief qui doit le droit de relief (Dict. de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 5,0 5,1 5,2]
  6. Dîme, dixme, s.f. : impôt sur les récoltes, de fraction variable, parfois le dixième, devant revenir au Clergé, prélevé pour l'entretien des prêtres et des bâtiments et les œuvres d'assistance. Son taux, théoriquement d'1/10ème, est généralement inférieur ; il est fréquemment proche d'1/30ème dans notre région (source : glossaire des cahiers de doléances AD29), ou d'1/15ème ("à la quinzième gerbe") lorsque le prélèvement est du aux Régaires de Quimper. La dîme ne doit pas être confondue avec le Dixième et les Décimes[Terme] [Lexique] [Ref.↑ 6,0 6,1]
  7. Gerbe, s.f. : unité de mesure du blé, composé de 7 à 8 javelles, pour le paiement de la dime (source : histoiresdeserieb.free.fr). Terme de féodalité ; Dîme sur les moissons ; lever la gerbe (source : Littré). Lorsque la Dîme est due aux Régaires de Quimper, le prélèvement "à la quinzième gerbe" indique un taux d'environ 1/15ème. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 7,0 7,1]
  8. Tenue, s.f. : héritage roturier dépendant d'un seigneur (lexique Doléances, Archives Départementales du Finistère). Possession ; propriété rurale ; contenance (dictionnaire Godefroy 1880). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  9. Placitre, placistre, s.m. : parcelle entourant une église, ou un autre bâtiment, une fontaine, etc. ; source : Dict. Goddefroy 1880. Le placitre est un terrain souvent herbeux, délimité par une clôture, fréquemment un mur, entourant les chapelles, églises ou fontaines bretonnes ; c'est l'un des éléments de l'enclos paroissial, désignant l'espace non bâti à l'intérieur de celui-ci ; source : Wikipedia. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 9,0 9,1 9,2 9,3]
  10. Tournois, thournois, adj. : désigne la monnaie de l'Ancien Régime frappée en argent, un sol valant un vingtième de la livre tournois. Le sol est lui-même subdivisé en 12 deniers. La livre tournois fut d'abord utilisée avant le 13e siècle à l'abbaye de Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits "tournois". Source : Wikipedia [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 10,0 10,1 10,2]
  11. Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 11,0 11,1 11,2]
  12. François-Hyacinthe de Ploeuc du Timeur (1662 - 1739) a vécu son enfance au manoir du Guilguiffin, à Landudec. Remarqué par le père La Chaise, confesseur de Louis XIV, il fut évêque de Cornouaille de 1707 à 1739. [Ref.↑]
  13. Présidial, s.m. : tribunal de justice de l'Ancien Régime créé au XVIe siècle ; c'est en 1552 que le roi Henri II de France, désireux de renforcer son système judiciaire et de vendre de nouveaux offices, institue les présidiaux ; le présidial de Quimper-Corentin a été créé à cette date dans le ressort du parlement de Bretagne (Wikipedia). Siège présidial, tribunal qui juge en dernier ressort, sans appel (Dictionnaire du Moyen Français). Sous l'Ancien Régime, tribunal et juridiction qui avaient été établis en 1551 dans certains baillages importants pour juger en dernier ressort les affaires peu graves (Trésor Langue Française). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  14. Longère, s.f. : mur principal d'une bâtisse. Ce terme n'avait la même signification qu'aujourd'hui, il désignait, non pas un bâtiment de forme très allongée, mais dans un bâtiment donné, le mur de façade et le mur arrière. On parlait donc de la longère de devant et de la longère de derrière. Quant à l'appentis, comme il s'appuyait contre la maison, il n'avait évidemment qu'une longère. Source : Jean Le Tallec, La vie paysanne en Bretagne sous l'Ancien Régime. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 14,0 14,1 14,2]
  15. Framboy, fembroi, s.m. : les paysans entassaient dans la cour de la ferme les débris végétaux pour fabriquer le fumier par le piétinement des bêtes qui pétrissaient ces débris, les mélangeaient à la boue ; la bouillie résultante était appelé le « framboy ». Le mot se disait au départ « fembroi » (latin fimarium, dérivé de fimum : fumier). Puis, par métathèse (déplacement du r), il est devenu « fremboi », puis « frembois », mais rien à voir avec la framboise, évidemment ! Source : Jean Le Tallec 1994. Le lieu où se trouvait ce tas de fumier était généralement dénommé dans les actes la « cour à frambois » ou « pors à framboy ». [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 15,0 15,1]
  16. Corde, cordée, s.f. : unité de mesure de superficie. Subdivision du journal. Le journal et la corde sont les principales unités de mesure utilisées pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise une corde vaut 0,6078 ares à 16 toises carrées. Il faut 80 cordes pour faire un journal. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 16,0 16,1 16,2 16,3 16,4 16,5 16,6 16,7]
  17. Parc, park, s.m. : champ clos, procédant d'un emprunt du moyen breton parc au vieux français parc "lieu clos" en général. Le gallois parc et le cornique park sont issus de l'anglais park, également emprunté au vieux français (Albert Deshaye, dictionnaire des noms de lieux bretons). [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 17,0 17,1 17,2 17,3 17,4]
  18. Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine [¤source : Jean Le Tallec 1994]. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 18,0 18,1 18,2 18,3]
  19. Terres froides, s.f.pl. : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis, par opposition aux terres chaudes; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  20. Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  21. Journal, s.m. : ancienne mesure de superficie de terre, en usage encore dans certains départements et représentant ce qu'un attelage peut labourer dans une journée [¤source : Dictionnaire de l'Académie]. Le journal est la principale unité de mesure utilisée pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise un journal vaut 48,624 ares, à savoir 80 cordes. Dans les documents on trouve les expressions « journée à homme bêcheur » ou « journée à faucheur », cette dernière valeur étant équivalente à 2 journaux de laboureur, soit presque un are. [Terme] [Lexique] [Ref.↑ 21,0 21,1 21,2]
  22. Glé, s.m. : chaume ; en Bretagne, glé se dit encore pour signifier chaume de paille ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. Le mot "gled" est issu du latin gladiolus (épée courte) et aussi gladius (glaïeul) à cause de sa forme lancéolée des feuilles de cette plante. Ce glaïeul n'est autre que l'iris jaune des marais. A la fin du XIe siècle, en ancien français, il se nomme "glaid" et vers 1160, "glai", en Bretagne c'est le "gled". Il désigne le glaïeul (iris des marais) jusqu'au XVIIIe s., plus tard au XIXe s. le "gled" est à la fois: iris des marais, carex (laîche), roseaux et joncs, c'est à dire, les végétaux de zones humides, servant à couvrir, maisons et dépendances. Le mot évolue en "glé" au XIXe s. et les maisons couvertes de végétaux deviennent des chaumières. Le chaume était bien connu autrefois, c'était le chaume du seigle, matière noble réservée à la toiture des petits manoirs et aux habitations. Source : Michel Mauguin. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  23. Corde, cordée, s.f. : unité de mesure de superficie. Subdivision du journal. Le journal et la corde sont les principales unités de mesure utilisées pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise une corde vaut 0,6078 ares à 16 toises carrées. Il faut 80 cordes pour faire un journal. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Etude et transcriptions d'actes anciens

Date de création : Mars 2010    Dernière modification : 1.11.2014    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]    Source : Jean-Jacques Pérès, AD