Les légendes du Stangala par Louis Le Guennec, Dépèche & Quimper-Cornouaille 1929-34 - GrandTerrier

Les légendes du Stangala par Louis Le Guennec, Dépèche & Quimper-Cornouaille 1929-34

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Catégorie : Journaux
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§ E.D.F.

Les textes du mémorialiste Louis Le Guennec [1] sur les légendes ayant cours au Stangala, publiés dans la revue du Syndicat d'Initiative et Automobile-Club de Quimper et dans La Dépêche de Brest [2] et Le Progrès du Finistère [3].

Autres lectures : « DEGUIGNET François-Marie et LE GUENNEC Louis - Contes et légendes du Grand-Ergué » ¤ « OGÈS Louis - Les mémoires d'un paysan bas-breton en 5 épisodes » ¤ « OGÈS Louis - Contes et Légendes populaires recueillis par F.-M. Déguignet » ¤ « La fontaine de saint Alar à Creac'h-Ergué » ¤ « OGÈS Louis - Contes et Légendes populaires recueillis par F.-M. Déguignet » ¤ « DOUGUET Jean-François - Le Stangala » ¤ « Sant Alar (5e siècle) » ¤ « Stangala » ¤ « Balade du chanoine Abgrall au Stangala * » ¤ « Le site naturel protégé du Stangala » ¤ « Découverte de la grotte des curés dite "Toul ar veleien" à la pointe de Beg-a-grip » ¤ « LE GUENNEC Louis - Histoire de Quimper Corentin et son canton » ¤ « CABELLIC Christian - Le combat de Canezvet de Kerfors contre le griffon du Stangala » ¤ « ARLAUX Claire - Le dragon en Bretagne, mythes et symboles » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

Les trois légendes préférées de Louis Le Guennec dans les années 1930 sont celles du saut de saint Alar poursuivi par des mécréants, de la fontaine à l'eau transformée en vin et du combat d'un jeune homme contre un terrible griffon.

En 1984, ces 3 histoires ont été publiées dans un recueil des contes et légendes du grand-Ergué de la Commission de Recherches Historiques d'Ergué-Gabéric avec la participation de l'illustrateur Laorz, alias Laurent Quevilly.

En 1934, dans le bulletin estival du syndicat d'initiative et automobile-club de Quimper, Louis Le Guennec leur consacre trois pleines pages. Il démarre par l'exploit de saint Alar [4] qu'on confond souvent avec saint Eloi, et qui, dérangé par des brigands dans sa « maison de prière » au Stangala, aurait usé de ses pouvoirs pour les neutraliser, mais « Alar fit mieux. Un bond gigantesque au-dessus de la vallée le porta sans encombre à l'autre bord ».

La fontaine de saint Alar est la deuxième légende collectée et serait située près de son ermitage « non loin de la grande papeterie Bolloré ». Et la vertu de cette fontaine est son eau qui « possède, parait-il, une singulière vertu, celle de se changer en vin, une fois tous les cent ans, pendant une heure ». En fait, si effectivement l'ermitage de saint Alar était bien en amont du Stangala, il l'est encore plus que la papeterie, car la fontaine en question et le pont Sant-Alar était sur les terres gabéricoises de Creac'h Ergué.

La troisième histoire, celle du griffon du Stangala, est certainement la plus connue. Elle est résumée dans l'article de 1934 : « un griffon redoutable avait jadis son repaire dans une caverne de la pointe rocheuse qu'on appelle toujours, en souvenir de lui, le Griffonnez » ; « Désespéré d'apprendre que celle qu'il chérissait allait devenir la proie du monstre, le jeune homme osa attaquer celui-ci dans sa caverne et le combattit avec une telle rage qu'il en vint à bout » ; « un autre prétendant sans scrupules s'était vanté d'avoir lui-même exterminé la bête » ...

Dans la version plus longue de la Dépêche en 1929, la trame est identique, mais l'époque est précisée « sous le règne du comte Hoël ou de Budic-Meur, ». Et, hormis la jeune fille, les personnages principaux, à savoir le jeune Mahonec du Ker éponyme et son rival Kergadou, sont nommés de façon blagueuse.

Le mémorialiste glisse même des dialogues dans son conte populaire et conclut par ce final conventionnel : « Le mariage eut lieu, dit-on, sur l'heure. Mahonec et sa femme vécurent longtemps, furent très heureux et eurent beaucoup d'enfants. »

À noter que Louis Le Guennec lui-même, dans son oeuvre posthume « Histoire de Quimper Corentin et son canton » a proposé une variante de la légende avec d'autre héros.

 
Le saut de sant Alar, croquis de Laurent Quevilly
Le saut de sant Alar, croquis de Laurent Quevilly

Il s'agit d'un vrai personnage qui vivait à Ergué-Gabéric au 15e siècle : « le terrible dragon qui avait sa retraite dans les rochers du Stangala, que le preux chevalier Caznevet de Kerfors [5] extermina pour délivré la contrée du tribut de victimes humaines exigé par le monstre, et dont le souvenir persiste dans le nom de Griffonnez attribué à la crête formidable qui commande en cet endroit le tournant en angle aigu de l'Oder. ».

Claire Arlaux dans son livre « Le dragon en Bretagne » reprend cette idée : « C'est un chevalier de la paroisse, Caznevet de Kerfors [5], qui vient à bout du dragon du Stangala ». Christian Cabellic, pour faire lecture à sa petite famille il y a maintenant plus de trente ans, a écrit un comte homérique : « le combat du preux chevalier Caznevet de Kerfors contre le griffon du Stangala ».

[modifier] 2 Transcriptions

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Trois légendes, juillet-août 1934

§ Introduction Progrès du Finistère

Tous voudront faire cette excursion, facile autant qu'agréable, dont M. Le Guennec, dans le dernier numéro de « Quimper et la Cornouaille », célèbre, d'une plume fervente, les multiples agréments.

Unanimement sacré « la plus jolie rivière de France », l'Odet semble ne devoir ce titre flatteur qu'aux beautés sans rivales de son incomparable estuaire qui, du « Cap Horn » à Bénodert, ont navigué à travers le prestigieux pays de « la mer dans les bois » si cher à Georges Suarez et André Chevrillon. Mais les rares mérites du petit fleuve quimpérois ne se limitent point seulement à la partie de son cours où, pour parler en termes mythologiques, les tritons couronnées d'algues du vieux Neptune viennent, deux fois par jour, célébrer leurs noces, aussi vite dénouées qu'accomplies, avec les nymphes sylvestres et les Oréades aux fronts ceints de feuillage vert (j'eusse plus tôt fait de dire tout simplement : où remonte la marée).

En amont de la ville, le site du Stangala vaut bien aussi d'être connu, visité, admiré, en dépit des difficultés d'accès qui, aux yeux de beaucoup de personnes, en font une sorte de domaine interdit, de paradis dont on rêve en se résignant à n'y jamais mettre le pied. À une époque où les gens, gâtés par d'extrêmes facilités de transport, ont perdu l'habitude des longues marches si saines et si réconfortantes, au point de jeter les hauts cris dès qu'on leur propose d'arpenter une douzaine de kilomètres, la visite du Stangala est considérée comme une sorte de prouesse sportive, demeure le privilège de quelques intrépides pedestrians, amoureux de la nature vierge, pêcheurs à la ligne, ramasseurs de moules perlières, tranquilles promeneurs qui s'y réfugient, loin des routes cimentées de goudron et de leurs relents d'essence brûlée.

§ Qu'est-ce que le Stangala ? ...

Bien entendu - nous ne sommes pas pour rien en Bretagne - la légende a plongé ses racines séculaires dans les interstices de ces rochers, au flanc de ces solitaires collines.

Le saut de saint Alar [6]

Le nom de Stang-Ala lui-même rappelle un épisode merveilleux de la légende de saint Alar ou Ala, le même, croit-on, que saint Éloi, l'orfèvre du roi Dagobert, puisqu'il patronne, comme lui, la race chevaline. Un jour, une bande de sacripants assaillit le pauvre anachorète qui avait dans ces parage sa « maison de prières », et le poursuivit en dessein de l'occire. Aveugler, pétrifier, foudroyer sur place ses malheureux eut été pour le saint l'affaire d'un moment, mais il jugea plus humain de s'enfuir. La meute le poussait vers un ravin à pic où il devait choir et se tuer en tombant, à moins qu'il ne se rendit. Alar fit mieux. Un bond gigantesque au-dessus de la vallée le porta sans encombre à l'autre bord, et il regagna paisiblement la ville de son protecteur et ami le roi Gradlon, après avoir béni, par delà le gouffre où grondait la rivière l'Odet, ses agresseurs ahuris.

La fontaine de saint Alar [6]

L'emplacement de l'ermitage de saint Alar se trouve non loin de la grande papeterie Bolloré. On en montre encore la fontaine, dont l'eau possède, parait-il, une singulière vertu, celle de se changer en vin, une fois tous les cent ans, pendant une heure. Certaine après-midi, on battait le blé à la ferme voisine, le soleil tapait dur, et les travailleurs avaient asséché les deux cruches de la maison. Vite, on dépêche une des servantes à la fontaine pour les remplir. En revient un peu haletante, car la montée est rude.

Mais voici qu'en vidant leurs bols, les batteurs assoiffés s’aperçoivent, avec surprise et ravissement, que c'est un vin blanc du meilleur cru qui leur coule dans le gosier et leur ragaillardit l'estomac. L'heure fatidique dont parlaient les vieux a donc sonné. Il s'agit d'en profiter sans perdre aucune de ses précieuses secondes. Chacun saisit le premier récipient qui lui tombe sous la main et se précipite à toutes jambes vers la source miraculeuse. Hélas ! le premier qui y puise crache sa gorgée avec une grimace de désappointement et de dégoût. Trop tard ! l'heure du bon vin a déjà atteint son terme, et désormais, pendant tout un siècle encore, la fontaine ne donnera plus qu'un fade « sirop de grenouille ».

Le griffon du stang-Alar [6]

On raconte aussi qu'un griffon redoutable avait jadis son repaire dans une caverne de la pointe rocheuse qu'on appelle toujours, en souvenir de lui, le Griffonnez. Ce dragon exigeait qu'on lui livrait chaque mois une jeune fille de vingt ans pour se repaître de sa chair friande, et, moyennant cet horribl tribut, il épargnait à peu près les habitants du pays, se contentant de mettre leurs troupeaux en coupe réglée.

Le sort tomba un jour sur l'héritière du riche seigneur de Penhoat, une ravissante penn-herez, que le fils du manoir voisin de Kermahonet, noble et pauvre gentilhomme, aimait en silence sans oser prétendre à sa main. Désespéré d'apprendre que celle qu'il chérissait allait devenir la proie du monstre, le jeune homme osa attaquer celui-ci dans sa caverne et le combattit avec une telle rage qu'il en vint à bout. Vainqueur, il rentra chez lui tellement épuisé, déchiré, empoisonné par l'haleine empestée du griffon, qu'il dut rester un mois malade. Pendant ce temps, un autre prétendant sans scrupules s'était vanté d'avoir lui-même exterminé la bête, et avait obtenu pour cette prétendue prouesse, la main de celle qui, à l'en croire, lui devait la vie.

Heureusement, le fils de Kermahonet avait coupé et emporté, en témoignage de son triomphe, la langue fourchue de sa victime. Il la présenta au seigneur de Penhoat sous le porche de l'église de Cuzon, au moment où le mariage allait être célébré, confondit son misérable rival, que le comte de Cornouaille fit jeter en prison pour félonie et mensonge, et épousa lui-même « la rose de Penhoat . Une statue en raccourci du dragon, avec ses ailes de chauve-souris et ses pattes griffues se voit encore dans la cour de Kermahonet.

§ Conclusion de Quimper et la Cornouaille ...

 

Version longue du griffon, août 1929

§ Introduction sur le manoir de Kermahonec ...

Voici la légende en question. Sous le règne du comte Hoël ou de Budic-Meur, vivait à Cuzon un jeune homme de noble race, pauvre et fier, appelé Mahonec. Il habitait avec un vieux serviteur une maison chétive, un petit ker qui, selon l'usage portait son nom. À quelques distances, un puissant chef résidait dans une sienne villa, au pied de la montagne de Penhoat. Sa fille était très belle, et Mahonec l'aimait d'un violent amour, sans cependant rien espérer, car une aussi riche héritière était destinée d'avance à l'un des grands feudataires du comte de Cornouaille.

Or, il arriva qu'un sanguinaire dragon, une hydre monstrueuse, parut soudain dans les gorges du Stangala, où l'Odet se creuse un profond lit rocheux entre les terres de Cuzon et celles d'Ergué-Gabéric. La bête avait son repère sur l'éperon granitique qui, en souvenir d'elle, se nomme encore le Griffonez. De là, elle guettait sa proie, et moitié volant, moitié rampant, elle fonçait dessus. Animaux sauvages ou domestiques, tout lui était bon. Dès qu'elle eut goûté à la chair humaine, elle poursuivit les gens comme un gibier de prédilection. Pour l'empêcher de dépeupler le pays, on fut obligé de conclure un pacte aux termes duquel on devait lui livrer chaque mois une jeune fille tirée au sort. Il est aisé de comprendre dans quelle désolation et quelle épouvante vécurent désormais les familles pourvues de jouvencelles. Bien des chevaliers essayèrent de détruire le griffon, mais tous échouèrent et beaucoup périrent.

Un soir, Mahonec apprit que la belle qu'il aimait était tombée dans le sort fatal et que, le lendemain, elle serait conduite au monstre. Le jeune homme passa la nuit à aiguiser son épée et à tailler en pointes les deux extrémités d'un solide piquet de chêne. Dès la prime aube, il courut au Stangala, grimpa jusqu'à l'antre du dragon, le provoqua en lui lançant des pierres. La bête, furieuse, se rua sur lui, la grande gueule ouverte pour l'engloutir d'un seul coup. Malgré l'haleine empoisonnée qui le frappa, Mahonec tint ferme, et enfonça brusquement entre les mâchoires béantes le bâton aiguisé qu'il avait préparé, empêchant ainsi ses terribles mandibules de se refermer. Puis, il plongea son épée dans l’œil du dragon jusqu'à lui fouiller la cervelle.Quand les effrayantes convulsions d'agonie du monstre se furent apaisées, il lui coupa sa langue verte, terminée par un dard fourchu, la cacha sous sa tunique et regagna le manoir sans que personne se fut douté de son héroïque équipée.

Il n'avait cependant pas respiré impunément le souffle délétère du griffon. À peine rentré, il s'affaissa et fut malade toute une semaine. Le matin où la fièvre le quitta, entendant les cloches de Cuzon sonner à toute volée, il en demanda la raison à son vieux domestique : « Ce sont, dit ce dernier, les noces de la Pennherez de Penhoat avec le seigneur de Kergadou, qui a tué le dragon du Stangala au moment où il allait manger la pauvre petite. Tout le pays est en liesse, et l'on trouve très juste que ce brave seigneur, à qui je n'aurais pas cru tant de courage, devienne, quoiqu'il ne soit ni jeune ni bien beau, l'heureux époux de la rose de Cuzon. »

À peine achevait-il, que Mahonec était debout et qu'il s'habillait en chancelant. Arriverait-il à temps pour ne pas se laisser voler son bonheur par ce rival indigne ? Lorsqu'il atteignit le bourg, le cortège nuptial débouchait aussi. L'air arrogant et glorieux dans son somptueux accoutrement, le fiancé chevauchait en tête, côte à côte avec la blanche et mélancolique pennherez. Il allait mettre pied à terre quand Mahonec saisit la bride de son cheval et lui cria d'un voix vibrante :

« M. de Kergadou, vous êtes un menteur, un lâche et un félon. Vous avez trompé cette jeune fille et son père. Ce n'est pas vous, c'est moi qui ai tué le dragon. Je l'affirme devant Dieu, et je suis tout prêt à attester mon dire l'épée à la main ! »

On devine l'émotion et l'esclandre. Heureusement, le comte était là : il prit l'affaire en main et interrogea aussitôt, devant la foule, les deux compétiteurs. Le seigneur de Kergadou raconta une fois de plus sa mensongère histoire, son soi-disant duel victorieux avec le monstre et son entrée au manoir de Penhoat, tenant la tête décapitée de celui-ci; au moment où la jeune fille allait s'offrir à l'horrible sacrifice, toutes choses des plus vraisemblables. Quand il eut fini, Mahonec se borna à lui poser cette question :

« Puisque vous avez vu le dragon de si près, dites-moi combien il avait de langues, et quelle était leur couleur ? »

Kergadou demeura coi. Il n'avait pas songé à ce détail. Il crut bon pourtant de payer d'audace et de répondre hardiment :

« De langues, il en avait trois, rouges comme le feu ».

« Il n'en avait qu'une, verte comme l'oseille, répliqua Mahonec, et la preuve, c'est que la voici. »

Ce fut un coup de théâtre. L'imposteur blêmit, balbutia, perdit contenance sous le regard sévère que le comte de Cornouaille fixa sur lui. La vérification fut facile, la tête du monstre ayant été suspendue en ex-voto aux voûtes de l'église, et elle confirma la véracité du jeune homme, ainsi que la fourberie de l'odieux fiancé. Ce dernier, arrêté à l'instant sur l'ordre du comte, fut menée à Quimper en dure prison. Quant à Mahonec, le souverain lui donna les éloges que méritait sa prouesse, et le présenta à l'héroïne rougissante, à laquelle il dit avec un sourire :

« Demoiselle, je m'excuse de vous avoir enlevé celui qui allait être votre époux. C'est un misérable, indigne de posséder vos charmes. Pour vous dédommager, je vous offre un autre mari auquel vous ferez, je m'assure, bon accueil, parce qu'il est votre sauveur et qu'il a le visage clair, le cœur vaillant, l'âme loyale, parce que votre père vous y engage et que votre comte vous le demande. »

Il faut croire que l'héritière de Penhoat n'opposa pas grande résistance, car le mariage eut lieu, dit-on, sur l'heure. Mahonec et sa femme vécurent longtemps, furent très heureux et eurent beaucoup d'enfants.

§ Pour commémorer cette romanesque histoire ...

[modifier] 3 Références

[modifier] 4 Annotations

  1. Louis Le Guennec (1878-1935), originaire de Morlaix, a été bibliothécaire de la ville de Quimper. Il a accumulé une très riche documentation sur le Finistère et de multiples croquis réalisés lors de ses balades d'archéologue et de mémorialiste. Dès 1902, il adhère à la Société archéologique du Finistère ; il écrivit de nombreux articles pour le bulletin de cette société, ainsi que de nombreux comptes-rendus dans le journal La Dépêche de Brest. [Ref.↑]
  2. La Dépêche de Brest est lancée le 18 novembre 1886 avec des moyens très limités et succède à l’Union Républicaine du Finistère créée 10 ans plus tôt. Quotidien, il sera même biquotidien durant des périodes d’actualité forte, comme lors de la première guerre mondiale, avec une édition du matin et une édition du soir. Installé rue Jean Macé à Brest (à l’époque rue de la rampe), à l’emplacement des locaux actuels du Télégramme, La Dépêche de Brest poursuivit son évolution jusqu’au 17 août 1944. Ce jour là, en application de la nouvelle réglementation de la Libération, les biens de la Dépêche furent mis sous séquestre. L’ensemble du matériel est alors loué au Télégramme, nouveau titre autorisé par le Comité régional de l’information. [Ref.↑]
  3. L'hebdomadaire « Le Progrès du Finistère », journal catholique de combat, est fondé en 1907 à Quimper par l'abbé François Cornou qui en assurera la direction jusqu'à sa mort en 1930. Ce dernier, qui signe tantôt de son nom F. Cornou, tantôt de son pseudonyme F. Goyen, ardent et habile polémiste, doté d'une vaste culture littéraire et scientifique, se verra aussi confier par l'évêque la « Semaine Religieuse de Quimper ». [Ref.↑]
  4. Saint Alar ou Alo(u)r fut au V° siècle le troisième évêque de Cornouaille (Quimper), après saint Corentin et saint Conogan (Guenoc), souvent confondu avec saint Eloi, patron des chevaux également, représenté soit en évêque, soit ferrant un pied de cheval. [Ref.↑]
  5. Caznevet de Kerfors est présent « en brigandine » à la montre militaire de Carhaix de 1481. Il prend pour épouse Ysabelle de Kermaes, et décède en 1496. Il ne succède à sa mère Katerine comme seigneur de Kerfors qu'en 1488, mais il apparaît déjà en 1460, 1471 et 1479 dans des donations ou échanges de terres. Les seigneurs de Kerfors sont réputés être avoir fondé la chapelle, et à la Réformation de 1680 ce souvenir est toujours vivace : «  Plus connoist estre fondateur d'une chapelle construite en la dicte parroisse en l'honneur de Monsieur Sainct Guenolay pour avoir icelle esté bastie en son fond par la concession de ses prédecesseurs ». [Ref.↑ 5,0 5,1]
  6. Les sous-titres en bleu correspondent aux noms des trois légendes qui ont été publiées en 1984 dans le recueil « Contes et légendes du Grand-Ergué ». [Ref.↑ 6,0 6,1 6,2]


Thème de l'article : Coupures de presse relatant l'histoire et la mémoire d'Ergué-Gabéric

Date de création : Octobre 2017    Dernière modification : 2.09.2020    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]