1795 - Vente du manoir et des propriétés de Mezanlez et Pennanmenez - GrandTerrier

1795 - Vente du manoir et des propriétés de Mezanlez et Pennanmenez

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Catégorie : Archives   + fonds Biens Nationaux
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§ E.D.F.

Sommaire

Autres lectures : « Biens nationaux » ¤ « François Salomon Bréhier, maire (1808-1812) et avoué franc-maçon » ¤ 

[modifier] 1 Introduction

Le document décrit la nature et les surfaces des terres mises en ventes par adjudication des propriétés Mezanlez et Pennanmenez.

Documents conservés aux Archives Départementales du Finistère :

  • Procès-verbaux en 1Q319 : 1er, 2e et 3e division.
  • Ventes par adjudication en 1Q326-153 : 1ere division, maison mannale de Mezanlez et Pennanmenez  ; 1Q326-154 : 2e division, maison mannale de Mezanlez et Pennanmenez ; 1Q326-154 : 3e division, manoir de Mezanlez ; 1Q682-1507 : le moulin de Mezanlez.
 
  • Ancien propriétaire : Derval, émigrées [1].
  • Nouveau propriétaire : Pierre Senart pour la 1e division, Marc Glinec de Quimper pour les 2e et 3e divisions.
  • Prix de vente : 67100, 72200 et 8100 livres.
  • Date d'enregistrement : 29 et 19 thermidor an 3,
  • Experts : Salomon Bréhier [2] et Charles-Vincent Le Blond.

L'état du manoir de Mezanlez n'est pas excellent : « Une vieille maison ditte la maison du mannoir de Mezanlez toute délabrée, aiant de longueur à deux longères, quarante quatre pieds francs à trois pignons dix sept heuteur seize, reste de maconne en moelon, et ruine de couverture en ardoise, la dite maison dénuée de plancher et de tour, eligements ouvrant au midy sur une cour close. »

[modifier] 2 Transcriptions

Expertise 3e division, manoir de Mezanlez

8,9,10,11 floréal. 3ème division de Pennamenez et Mezanlez. Emigrées Derval [1]. Ergué-Gabéric.

L'an troisième de la République française une, indivisible les huit, neuf et dix floréal, nous soussignés Vincent Charles Le Blond, et François Salomon Bréhier, commissaires experts nommés par le District de Quimper pour l'estimation et division des biens d'émigrés, demeurant séparement sur la commune de Quimper, nous sommes transportés de nos demeures accompagnés du citoyen Jean Le Jour officier municipal de la commune d'Ergué-Gabéric, du lieu de Boden sur dite commune, jusqus et au lieu de Pennamenez encore sur dite commune, distant de Quimper de deux lieues, ou estants avons trouvé Prigent Le Roy, lequel nous a dit estre fermier dudit lieu de Pennamenez en consortie avec Jean Rannou suivant bail du traize aout mil sept cent quatre vingt onze, au rapport de Cuzon notaire.


qu'il nous a représenté, et duquel il résulte que ledit lieu de Pennamenez ainsy que Mezanlez qui l'avoisine et leur dépendances, aux émigrées Angelique Jeanne de Derval [1]., Pauline Jeanne Marie de Derval [1]., et que Mezanlez est aussy compris au bail, pour prix duquel les fermiers annuelment la somme de six cent vingt quatre livres pendant le cour du bail dont la durée consentie pour [...] aiant prise cour à la St Michel mil sept cent quatre vingt douze, doit finir à la Saint Michel de dix huit cent an (Vieux style), nous a le dit Le Roy ainsy que son consort affirmé avoir paié les deux dernières années du prix de la ferme au citoyen Lezné receveur séquestre, mais n'avoir pas la quittance en possession. Désirants donner prix et estimation à ce qui reste déffinitivement


à diviser du dit lieu de Pennamenez au-dessus de deux divisions que nous les avons déjà faites, sur la démonstration dudit Le Roy, l'avons requis de nous la continuer, en conséquence opérants sur ses indications avons formé cette troisième et dernière division dudit lieu de Pennamenez, Mezanlez et dépendances ainsy qu'il suit.

Appartiendront à cette troisième et dernière lottye lles objets cy-après, scavoir.

Une vieille maison ditte la maison du mannoir de Mezanlez toute délabrée, aiant de longueur à deux longères, quarante quatre pieds francs à trois pignons dix sept heuteur seize, reste de maconne en moelon, et ruine de couverture en ardoise, la dite maison dénuée de plancher et de tour, eligements ouvrant au midy sur une cour close.


Le moulin et midy sur le placitre de Mezanlez et leurs terres à la dite seconde lottye, ediffices fors du midy, et en partye du couchant fond un journal [3] trois quarts.

Le présent lot prisé par le menu et en détail. Déclarations faites et impositions et réparations, l'avoir estimé valoir la somme de dix huit cent livres. Bois sans considération, et donnent les terres en dépendante, du levant sur terres de la seconde division et de Kernaou, du couchant vers le moulin de Mezanlez, du nord vers Kernaou, et midy sur le placitre du couchant de Mezanlez et autres terres de la seconde division. Demeure en commun avec toutes divisions la jouissance du placitre au nord de Coat-ar-maner à prendre depuis les maisons de Mezanlez jusqu'où il se confine au couchant, alant vers le moulin de Mezanlez.

Au mesurage et formation de


laquelle présente et dernière division nous [...] experts, et officier municipaml susdit, avons passer les susdits jours, huit, neuf et dix floréal, et au rapport et retour en nos demeures l’onzième dudit mois floréal troisième année républicaine.

Fait et aresté sous nos seings et celuy dudit Le Jour, les dits jours et an cy-devant, une légère raturée nulle et reprouvé.

Bréhier, expert ; Le Blond, expert.

Enregistré à Quimper le 11 messidor l'an 3. Reçu vingt sols. Brindejonc.

 

Vente 1ere division de Mezanlez et Pennanmenez

à compléter

Vente 2e division de Mezanlez et Pennanmenez

à complèter

Vente 3e division, manoir de Mezanlez

à complèter


[modifier] 3 Originaux

[modifier] 4 Annotations

  1. Pauline, née en 1768, et Angélique, née en 1772, sont les filles de Hyacinthe Marie de Derval, seigneur du Kergos en Plomeur. Leur frère ainé Joseph, né en 1765, lieutenant au régiment du roi, est émigré en Angleterre à la Révolution, et sera exécuté le 2 août 1795 à Vannes. [Ref.↑ 1,0 1,1 1,2 1,3]
  2. François Salomon Bréhier : avocat-expert à Quimper et maire d'Ergué-Gabéric de 1808 à 1812. [Ref.↑]
  3. Journal, s.m. : ancienne mesure de superficie de terre, en usage encore dans certains départements et représentant ce qu'un attelage peut labourer dans une journée [¤source : Dictionnaire de l'Académie]. Le journal est la principale unité de mesure utilisée pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise un journal vaut 48,624 ares, à savoir 80 cordes. Dans les documents on trouve les expressions « journée à homme bêcheur » ou « journée à faucheur », cette dernière valeur étant équivalente à 2 journaux de laboureur, soit presque un hectare. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]


Thème de l'article : Document d'archives sur le passé d'Ergué-Gabéric.

Date de création : Juin 2009    Dernière modification : 17.11.2017    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]