Sant Nevenou - GrandTerrier

Sant Nevenou

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1 Fiche signalétique


s. Nevenou
Vie / Buhez : Nominoe en français, missus imperatoris de Louis le Pieux au 9e siècle, puis en lutte contre le royaume franc
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Nomen=Ciel
Variantes / Argemmoù : Neveno (Bretagne) - Nevenoe (Bretagne) - Nevenou (Bretagne) - Nominoe (Bretagne) - Venou (Bretagne) -

2 Almanach


le 7 mars 2024 ~ d'an 7 a viz Meurzh 2024
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Nevenou (Nominoe en français, missus imperatoris de Louis le Pieux au 9e siècle, puis en lutte contre le royaume franc)
Proverbe breton ~ Krennlavar Gwrac'h klemmus, Gwrac'h padus. [Vieille femme qui geint, vieille femme qui dure.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

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5 Monographies

prénoms celtiques et bretons d'Albert Deshayes :

Nevenou

Dérivé du vieux breton nomin, de nom, "courbure (du ciel), voûte".

Ce prénom est la forme moderne de l'anthroponyme ancien Nominoe que portait le missus imperatoris breton de Louis II le Pieux, "chef en Bretagne". À la mort de son protecteur, il se révolte contre son successeur Charles le Chauve. Victorieux en 845 à la bataille de Ballon près de Redon (35) puis, à nouveau, l'année suivante, il devient le chef d'une Bretagne indépendante et agrandie des comtés francs de Rennes et Vannes. Il meurt en guerroyant sous Vendôme (41) en 851.

Nominoe a favorisé la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon (35) par le moine Konion et cherché à affranchir l'église bretonne de la tutelle de Tours en fondant un archevêché à Dol (35). Décrit au 10e siècle comme un brigand dans les Versiculi de eversione du monastère de Saint-Florent, et vers 1061 comme une brute sans noblesse ni fifèlité, "un bancal" dans l'Historia eversionis du même monastère, puni de Dieu par une mort soudaine dans les chroniques de quelques abbayes, il sera idéalisé au 19e siècle, sous la plume des poètes et des historiens.

Site Bretagne.net :

Nevenou

prénom masculin, fête le 7 mars

Déclinaisons du prénom breton : Nevenoe

Origine du prénom

Héros de l'histoire bretonne, il a repoussé l'armée de Charles Le Chauve et donc rendu son indépendance à la Bretagne.

Connu sous le nom francisé de Nominoé, premier roi de Bretagne, une statue est érigée en son honneur à Bain-sur-Oust.

Site Wikipedia :

Nominoë

Biographie

Né aux alentours de l'an 800, comte de Vannes à partir de juillet 819, Nominoë est désigné missus imperatoris de Louis le Pieux et ducatus ipsius gentis des Bretons à partir de 831.

À la mort de ce dernier, en 840, il soutient dans un premier temps Charles le Chauve puis entre en rebellion ouverte contre l'administration franque. Dans sa volonté d'assurer l'autonomie de la Bretagne face au royaume franc, il s'allie avecLambert II de Nantes, fils du précédent comte de Nantes mais non-confirmé dans cete charge par Charles le Chauve..

Le roi Charles doit reconnaître en 846[1] à la suite des batailles de Messac (843) et de Ballon (845). Battu trois fois par les Vikings, Nominoë doit traiter avec eux pour qu'ils s'éloignent de Bretagne[2]. Deux ans après, il s'empare d'Angers et des pays voisins[3]. A cause de la défection de Lambert II de Nantes, il annexe ensuite Nantes et Rennes en 850, lance des raids sur le Bessin et le Comté du Maine.

Nominoë meurt en campagne, le 7 mars 851[4] près de Vendôme, après avoir conquis le Maine et l'Anjou.

Contrairement à la croyance générale, Nominoë n'a jamais porté le titre de roi (bien que le chroniqueur médiéval Réginon de Prüm lui donne ce titre). Dans le cartulaire de Redon, il est tour à tour qualifié de duc des Bretons, de duc en Bretagne, de duc de toute la Bretagne, de prince de Bretagne et de prince de toute la Bretagne. C'est son fils et successeur Erispoë qui a le premier usé de ce titre, confirmé par Charles le Chauve après la bataille de Jengland. Avec Alain Barbe-Torte, le titre de roi sera abandonné et les souverains de Bretagne prendront le titre de Dux Brittonum.

Son nom en breton est Nevenoe. Dans son Histoire de la Bretagne, Arthur de La Borderie lui a décerné le qualificatif de Tad ar Vro, c'est-à-dire « père de la patrie ».

En français, la graphie Nominoé est aussi utilisée.

Ses origines

Certains le qualifient de prince des Vénètes, mais c'est peut-être seulement en raison de sa fonction de comte de Vannes. D'autres pensent que s'il possédait beaucoup de biens familiaux dans la cité des Vénètes, il y ferait davantage de cadeaux à ses amis vénètes. Son nom, rare, a été rapproché du nom breton Nevenou, mais les noms sont parfois trompeurs, surtout à cette époque. On trouvait de nombreux Bernaardt en Basse-Bretagne mais ils n'étaient pas francs, c'est-à-dire qu'ils n'avaient rien de germanique à part leur prénom. A contrario, les Geoffroy qui allaient bientôt devenir très nombreux en Europe, ne partageaient pas forcément les origines bretonnes de leur prénom. Plus tard, sur la base de généalogies imaginaires, on trouva à Nominoë des origines dans le Poher. D'autres ont situé ses origines à Dinan ou dans ses environs, sans doute en raison des bienfaits qu'il prodigua aux moines de Léhon, près de Dinan. Chez les Francs, Réginon de Prüm indique que Nominoë était fils d'un paysan enrichi par la découverte d'un trésor, indications reprises par les Francs d'Anjou de la famille Foulques (Plantagenêt).

Après la mort de Nominoë et l'assassinat de son fils Erispoë, leurs descendants réussissent brillamment à Rennes, toujours grâce à l'efficacité de leur cavalerie. Comme l'a révélé le conflit entre Gurvant et Pascweten en 875, les Vénètes n'avaient pas de cavalerie digne de ce nom.

Autre indice, Renac, le domicile préféré de Nominoë se situait certes sur le territoire de la cité des Vénètes comme il convenait à un comte de Vannes, mais dans ses confins limitrophes de la cité des Riedones, juste à côté du lieudit Roton ou Conwoïon faisait construire une abbaye grâce au soutien actif de Nominoë. On sait combien Lambert tenait à Nantes, mais Nominoë ne tenait-il pas tout autant à Rennes? En 850, c'est d'abord de Rennes qu'ils sont venus s'emparer, juste avant de récidiver dans la foulée à Nantes. Leurs demeures respectives de Craon et de Renac n'étant pas très éloignées avec un bon cheval, on peut penser que ces deux cavaliers confirmés se rendaient visite à domicile pour parler politique. Renac faisait sûrement très campagne à côté de Craon, la ville antique avec son abbaye Saint-Clément et son prieuré, toutefois Conwoïon avait déjà bien compensé en faisant construire l'abbaye Saint-Sauveur sur le chantier du lieudit « Roton ».

Notes

  1. ↑ Annales de Saint-Bertin AD846
  2. ↑ Annale sde Saint-Bertin AD 847
  3. ↑ Annales de Saint-Bertin AD 849 Le Breton Nominoë avec sa perfidie accoutumée s’empare d’Angers et des pays circonvoisins
  4. ↑ Annales de Saint-Bertin AD851