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Sant Kijo

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1 Fiche signalétique


s. Kijo
Vie / Buhez : compagnon de Corentin, éponyme d'un village et manoir St-Quijeau en Lanvénégen
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs :
Variantes / Argemmoù : Kijo (Bretagne) -

2 Almanach


le 10 juin 2019 ~ d'an 10 a viz Mezheven 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Kijo (compagnon de Corentin, éponyme d'un village et manoir St-Quijeau en Lanvénégen)
Proverbe breton ~ Krennlavar Gant pasianted ha hir amzer

E vez graet meur a dra.
[Avec patience et longueur de temps sont faites maintes choses.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

manoir de St-Quijeau en Lanvénégen
manoir de St-Quijeau en Lanvénégen

5 Monographies

Saints et des croyances de Michel Priziac :

Kijo

Saint-Quijean (Lanvenegen, commune du Faouet, arrondissement de Pontivy 56).

Le culte voué au saint a donné le nom de la localité. Aujourd'hui, le village se caractérise par la présente d'un château bâti au 17e siècle. Saint Kijeau pourrait être l'un des compagnons de saint Corentin.




Saint-Quijean (Poullaouen, commune de Carhaix-Plouguer, arrondissement de Chateaulin 29). <br<
Le saint était le patron de l'ancienne chapelle d'où le nom de la localité.

Loguillo (Bohars, commune et arrondissement de Brest 29)

Le toponyme contient Loc, lieu consacré, et l'hagionyme Kijo ; il se traduit par "lieu consacré à saint Kijo". Remontant au 16e siècle, la chapelle dite "Notre-Dame-de-Loguillo" fut restaurée au 19e siècle. À proximité se trouve une fontaine dédiée à saint Maudez après l'avoir, sand doute, été à saint Kijo.

Patrimoine de France :

Manoir de Saint-Quijeau à Lanvénégen (56)
Catégorie : Manoir
lieu-dit : Saint-Quijeau
éléments protégés MH : chapelle ; communs ; mur de clôture ; portail ; puits ; escalier ; décor intérieur
époque de construction : 2e moitié 15e siècle ; 1ère moitié 18e siècle

historique : Une résidence noble est attestée à Saint-Quijeau dès le 15e siècle. Il appartient à cette époque à la famille du Rest puis aux Guégant au 17e siècle, aux Kervénozaël, de Ploeuc puis de Botdéru au 18e siècle. Le château qui nous apparaît aujourd' hui comporte tous les éléments caractéristiques de la construction noble du 18e siècle. Il est l' aboutissement d' une transformation radicale d' un ensemble préexistant du 15e siècle dont la composition d' ensemble est demeurée. Le marquis de Ploeuc épousant l' héritière de ce manoir Marie Françoise de Kervénozaël, est le commanditaire non d' une construction ex nihilo, mais d' une mise au goût architectural de l' époque. Il fait exécuter les travaux probablement dans les années 1730-1750. La composition d' ensemble, à plan fermé, est la composition type d' une demeure seigneuriale : le corps de logis principal, prolongé à l' est par la chapelle, se situe au nord d' une cour fermée sur chacun de ses côtés par les communs symétriques reliés entre eux par un mur qui ferme la cour au sud ; les communs ouest sont liés au logis par un portail à double porte, cochère et piétonne. Des jardins s' étendaient au nord et à l' est : quelques traces des murs les entourant subsistent encore. Au nord-est du corps de logis principal se trouve une dépendance appelée écurie. Enfin au sud-ouest, le four à pain est situé au-delà de la clôture. décor : ferronnerie ; menuiserie
état : restauré
propriété d'une personne privée
date protection MH : 1998/02/04 : inscrit MH
Corps de logis en totalité, dont les ruines de la chapelle en son extrémité est ; élévations et toitures des communs est et ouest ; murs de clôture ; portail d' entrée et puits (cad. G 91, 92) : inscription par arrêté du 4 février 1998
type d'étude : recensement immeubles MH
date d'enquête : 1998
N° notice : PA56000017
© Monuments historiques, 1998

Dictionnaire des prénoms celtiques :

Kidiaw ['kidjo], ['ki:zo]  : prénom masculin ; gallois Ceidio ['kejdjo] , fêté le 3 ou le 18 novembre.

Trois saints gallois auraient porté ce nom :
  • le premier est donné comme fils de Caw. Une chapelle lui est dédiée à Ceidio en Llanercchymedd (Ynys Môn) et sa fête tombe le 18 novembre ;
  • le second était le fils du prince et saint Ynyr Gwent et de Madrun, fille de Gwrthefyr Fendigaid. Contemporain de Vortigern, il aurait étudié à Llancarfan et participé à l'élection de saint Euddogwy comme successeur de saint Telaw. Il est l'éponyme de Ceidio en Buan dans la péninsule de Llyn (Arfon). La tradition locale rapporte que, suite à l'incendie du palais de Vortigern bâti au-dessous de Tr'r Ceiri, Madrun se serait enfuie avec Ceidio vers la forteresse dont le lieu de Carn Madrun garde le souvenir. Plus tard, le saint y aurait fondé une église. Il est fêté le 3 novembre ;
  • le troisième serait le fils d'Arthwys, le frère de Cynfelyn et le père de Cof, Gwenddoleu et Nudd, tous trois sains de Llanilltud Fawr.

Il est difficile de dire si l'un de ces saints a émigré en Armorique [1] [2] et s'il est l'éponyme de Saint-Quijeau en Carhaix (29), Sauncti Kigaui en 1081-1084, en Lanvénégen (56), Saint Guigeau en 1536, et en Poullaouen (29), Sainct Guijeau en 1678.

Noté Citiaw- dans d'anciennes litanies [1] [2], son nom apparaît comme un dérivé en -iaw d'un terme cit- apparenté au gallois cyd "joint, uni, sympathique" ou "baleine, cétacé" emprunté au latin cetus "grois poisson de mer".

6 Annotations

  1. Le linguiste Joseph Loth dans son études des anciennes litanies note : « sainte citawe évidemment citiaw (citiawe) » [Ref.↑ 1,0 1,1]
  2. Bernard Tanguy dans son article "Anciennes litanies bretonnes des Xe et XIe siècles" du bulletin de 2002 de la Société d'Archéologie du Finistère note : « Citaw ( ou citawe ) a été abusivement corrigé par lLth en citiaw (ou citiawe ) et identifié de ce fait avec kijeau (kijo,quijeau) ». [Ref.↑ 2,0 2,1]