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Sant Ivi

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1 Fiche signalétique


s. Ivi
Vie / Buhez : venu d'un monastère écossais au 7e siècle, éponyme de Pontivy et de St-Yvi, patron des touristes et invoqué contre les coliques
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Celtique, Ewig=Biche
ou Latine, ovis=mouton
Variantes / Argemmoù : Ifig (Bretagne) - Iv (Bretagne) - Ivi (Bretagne) - Ivy (Bretagne) - Iwi (Bretagne) - Yvi (Bretagne) - Yvy (Bretagne) -

2 Almanach


le 6 octobre 2019 ~ d'an 6 a viz Here 2019
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Ivi (venu d'un monastère écossais au 7e siècle, éponyme de Pontivy et de St-Yvi, patron des touristes et invoqué contre les coliques)
Proverbe breton ~ Krennlavar Goude ar c'hoari e teu an dic'hoari.

[Après le jeu vient le "déjeu" (la déception). Allusion au mariage.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

saint Yvi le patron de Pontivy
saint Yvi le patron de Pontivy

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Ivi

prénom masculin, fête le 6 octobre

Déclinaisons du prénom breton : Yvi - Iwig - Ivin

Origine du prénom

Fondateur de la ville de Pontivy et de l'ermitage de Loguivy-de-la-Mer (22), saint Yvi a donné son nom à Loguivy-Plougras, dans les Côtes-d'Armor, et Saint-Yvi, dans le Finistère.

Il est le patron des touristes.

Ville de Pontivy :

L'hospitalis de pontivi

La tradition désigne le moine breton Ivi comme le fondateur de Pontivy. Venu du monastère écossais de Lindisfarne au 7e siècle, il aurait édifié un oratoire sur les bords du Blavet puis jeté un pont sur la rivière, lequel aurait alors donné son nom au lieu : Pont Ivi.

Malheureusement, aucun témoignage ne peut attester ce récit popularisé par les historiens du 19e siècle. Saint-Ivy n'en est pas moins le saint-patron de Pontivy où il a, dans la ville ancienne, une chapelle à son nom.

Site Wikipedia / St-Yvi :

Saint-Yvi est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Saint-Yviens et Saint-Yviennes. Nom breton : Sant-Ivi

Les Origines :

La commune de Saint-Yvi , érigée en paroisse en 1818, a été formée par la réunion de deux anciennes trèves d'Elliant : Locmaria et Saint-Yvi. La commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

Origine du nom : La commune doit son nom à Saint Yvi ( Ivi ), moine celte du VIIe siècle qui vint un jour planter son bâton de pélerin au coeur de l'immense forêt qui couvrait alors la plus grande partie de la péninsule armoricaine.

De son petit monastère et du pont construits par ses soins naquit une modeste bourgade qui devint une ville lorsque les vicomtes de Rohan la choisirent pour être la capitale de leur fief : "Pontivy".

Ce monastère ne tarda pas à rayonner. Les moines parcouraient inlassablement toute la presqu'île armoricaine, et spécialement le sud de Pontivy à Brest. Ils aidaient à défricher les forêts et évangélisaient les âmes. En plus de Pontivy, il semble qu'ils avaient deux centres d'évangélisation : l'un à proximité de Quimper : Saint-Yvi, l'autre aux abords de Brest : Saint-Divy.

Il existe une autre version quelque peu différente. D'après l'ouvrage de Dominique Lobineau " Saints de Bretagne", Saint-Yvi serait originaire d'Ecosse. Lorsque ses parents, Branon et Egida, meurent il est recueilli par Saint Cuthbert évêque de Lindisfarne. Là, après avoir été ordonné diacre il prit ensuite l'habit religieux. Il acquit une grande réputation grâce à ses vertus et ses miracles. Fuyant cette notoriété il gagne l'Armorique où il débarque sur les côtes du Léon puis de là, il gagne le territoire qui constitue aujourd'hui la paroisse de Saint-Yvi où il finira sa vie ( VIIe ou VIIIe siècle ). Son corps sera rapatrié plus tard en Angleterre ( Xe ou XIe siècle ) et reposera dans l'église du monastère bénédictin de Wilton dans le comté de Wilts où son culte sera célébré pendant longtemps.

prénoms celtiques et bretons par Albert Deshayes :

Iwi

Dérivé d'un emprunt au latin ovis, mouton.

Fils de Branon et d'Egida, de lignée noble, il refuse le métier des armes. Fait diacre par l'évêque Cuthbert de Lindisfarme (Holy Island, sur la côte de Nothumberland), il se retire au monastère de Lindisfarme. La vie érémitique le tente et il s'embarque pour la Bretagne. Il serait mort vers l'an 700 à Saint-Yvi (29). Ses reliques seront ramenées en Angleterre et placées dans l'église du monastère de Wilton (comté de Wilts). Ce serait l'un des derniers saints d'origine insulaire à avoir émigré en Bretagne.

Son culte était bien répandu si l'on en juge par le nombre de lieux dont il est l'éponyme, comme Pontivy (56), Loquivy en Lannion (22), Loguivy-Plougras (22), Saint-Divy (29). On l'invoquait contre les coliques des jeunes enfants : leur chemise était jetée dans l'eau de sa fontaine, au bord du Léguer ; si les manches flottaient, la guérison était assurée.