Localisation et présentation des 14 commerces du bourg dans les années 1940 - GrandTerrier

Localisation et présentation des 14 commerces du bourg dans les années 1940

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Catégorie : Mémoires 
Site : GrandTerrier

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Avant la guerre de 1939-45 les commerces, bien plus nombreux que de nos jours, étaient des lieux incontournables du bourg d'Ergué-Gabéric.

Leur description et localisation sur plan ont été préparées par Jean Le Reste, ancien maire et gabéricois de naissance, ce avec l'assistance de Gaëlle Martin, employée communale chargée du patrimoine. Grand merci à eux deux !

Toutes autres photos ou infos sur cette période seront bien sûr les bienvenues.

Autres lectures : « ARKAE - Histoire du Bourg d'Ergué-Gabéric » ¤ « Jean Le Reste, maire (1983-1989) » ¤ « RANNOU Betty - Le Bourg, chef-lieu à Lestonan‎ » ¤ « AC'H François - Le petit Bourg du Grand-Ergué en 1790 » ¤ « La fresque Kerdévot de Per Corre à la salle Nédélec au Bourg » ¤ « Croix de Kroas-Ver » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

À gauche cette ancienne photo [1] d'une rue du bourg avant-guerre, et à droite l'image Google d'aujourd'hui au même endroit : autrefois il y avait bien plusieurs commerces dans cette rue de Kerdévot, tout d'abord la boulangerie Balès qui faisait également café et épicerie et un peu plus loin la mercerie et les bonbons de Marie Keraval [2].

Quatorze commerces, incluant les cafés, tabacs, épiceries, tissus, quincaillerie, boulangerie, boucheries, sabotier et salles de danse, ont été identifiés comme ouverts en ces années 1940, à savoir dans l'ordre du plan ci-dessous les familles commerçantes Thomas, Bihannic, Poupon, Lennon, Le Dé, Heydon, Balès, Rospape, Troalen, Henry, Keraval et Bernard.

 

[modifier] 2 Bourg d'avant-guerre

  1. Chez Thomas – épicerie, noces, atelier de menuiserie, vente de vélos.
  2. Chez Bihannic – boulangerie, café, cabine téléphonique.
  3. Chez René Poupon – quincaillerie, plomberie, électricité, tout le nécessaire pour la maison ou la ferme, bar et café.
  4. Café de la mairie – tenu par François Lennon – meilleur muscadet du coin. Presse : la Dépêche et l’Ouest-Eclair – épicerie tenue par sa femme – repas de noces à l’arrière, accès par une cour intérieure.
  5. Hervé Balès, taxi, et Catherine Le Dé – épicerie, bonbons, tissus. La grand-mère de Catherine Le Dé, madame Chiquet, vivait avec le couple et aidait Catherine Le Dé dans son commerce.
  6. Chez Corentin Heydon – bistrot, chaussures, sabots, socques, cirage, clous, semelles de caoutchouc, lacets.
  7. Boulangerie de Jean Balès – épicerie, café. Le fournil est à l'arrière. Reprise de la boulangerie par les Nédélec après guerre, avec également la boucherie suite au rachat à Charles Bizien.
  8. Local utilisé par le boucher Pierre Rospape de Lestonan, à l’arrière de la boulangerie Balès, près du fournil et de la salle de danse.
  9. Salle de danse et de noces à l’arrière de la boulangerie – représentations de théâtre, JAC notamment, projection de films.
  10. Chez Troalen, Alain – bureau de tabac, timbres postaux et fiscaux, café.
  11. Salle de noces au bout de chez Troalen.
  12. Dans la cour du bureau de tabac, remise utilisée par le boucher Michel Henry de Lestonan qui venait une à deux fois par semaine.
 
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  1. Chez Marie Keraval [2] – mercerie, bonbons. Avant la mercerie de Mme Le Berre, née Marie Keraval, le commerce était détenu par Mme Le Corre. Auparavant il y avait un cordonnier, un bijoutier, et ce fut aussi la demeure de l'institutrice de l'école maternelle située de l'autre côté de la rue.
  2. Sabotier Yves Bernard, un peu éloigné du centre névralgique du bourg.


[modifier] 3 Annotations

  1. Photographie de la pose des pavés de la rue de Kerdévot publiée dans le magazine n° 59 « Ergué Com » de mars 2016. [Ref.↑]
  2. À la porte du magasin de Marie Keraval il y a toujours eu cette belle croix, toujours là, dite Kroas Ver, ce qui fait qu'on l'appelait Ti-ar-Groas-Ver. Cette petite croix fruste du Haut-Moyen-Age (500-1000) est pour ses habitants une protection divine contre les revenants. De par sa position près de la porte d'entrée, elle interdit l'accès à tout trépassé qui voudrait troubler la quiétude des vivants. C'est au début du 20e siècle que l'institutrice, croyant bien faire, déplaça la croix qui gênait peut-être la circulation, et la mit près du puits en pierre qui se trouve côté pignon. Mais il fallut replacée très vite la croix à sa position initiale, car la maison était envahie par les forces du mal, et ses habitants ne pouvaient plus fermer l’œil de la nuit. [Ref.↑ 2,0 2,1]


Thème de l'article : Mémoires de nos anciens gabéricois.

Date de création : Septembre 2017    Dernière modification : 20.09.2017    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]