Les neuf vitraux contemporains de la chapelle de Kerdévot - GrandTerrier

Les neuf vitraux contemporains de la chapelle de Kerdévot

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Catégorie : Patrimoine
 Site : GrandTerrier

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§ E.D.F.
 

Démarré en 1990, le projet des nouveaux vitraux de la chapelle de Kerdévot a été mené par les membres de l'association Arkae et son président de l'époque, Raymond Lozac'h.

L'artiste peinte Hung Rannou est retenu pour la conception des motifs coloré et son ami Antoine Le Bihan de Quimper l'assistera pour la réalisation et les poses des vitraux, les 4 premiers en 1994, les 4 suivants en 1995 et le neuvième en 1997.

En 1992 le journaliste Daniel Morvan d'Ouest-France titrait son article « En verre et contre tous », pour illustrer l'audace et les difficultés de ce projet.

Autres articles : « Les vitraux contemporains de la chapelle de Kerdévot, Ouest-France 1992-1995 » ¤ « DENIC Pierre - Le Vitrail contemporain en Bretagne » ¤ « KERDÉVOT 89, Association - Kerdévot, livre d'or du 5e centenaire » ¤ « ARKAE - Kerdevot Cathédrale de campagne » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

Les neuf vitraux sont placés pour huit d'entre eux sur les murs nord et sud de la chapelle, le neuvième étant du côté occidental. Six vitraux sont formés de trois lancettes, trois de deux lancettes. Les panneaux des lancettes sont surmontés de tympans aux soufflets de formes variées.

Pour ce qui concerne les vitraux colorés de Kerdévot, le thème central est un motif végétal, en complète harmonie avec la campagne avoisinante de la chapelle, comme le confirme l'artiste : « J'ai voulu célébrer l'espace de la Création, la lente germination souterraine qui finit par produire la vie. »

Les huit premiers vitraux, avec deux ou trois lancettes et tympans, seront présentés en 1994 et juillet 1995, le 9e vitrail sera prêt en 1997, le tout avec la participation active des ateliers Le Bihan, essentiellement le jeune Antoine Le Bihan, fils de Jean-Pierre et ami de Hung Rannou à l'école des Beaux-Arts de Quimper. Le journaliste Jean-Yves Boudéhen d'Ouest-France salut l’événement : « La plus belle chapelle de Cornouaille enrichit son patrimoine : huit nouveaux vitraux à Kerdévot. »

Le coût total du projet, de l'ordre de 540 000 euros TTC, soit 82 000 euros, a été financé par le Ministère de la Culture pour 20%, la Région Bretagne 7%, le Conseil Général du Finistère 25%, l'association Arkae 18%, le Comité de Kerdévot 10% et la commune 20%.

Raymond Lozac'h, président de l'association Arkae, a été la cheville ouvrière du projet et a su gérer les réticences des administrations trop lentes et dles architectes des Monuments Historiques, avec intelligence et ténacité : « Depuis sa construction au XVe, chaque siècle a apporté sa contribution à l'édifice. En cette fin de millénaire, nous avons voulu y ajouter la marque de l'art contemporain. »

 

Maurice Dilasser [1], fondateur de la SPREV en 1984, a été un fervent supporter des nouveaux vitraux de Kerdévot : « Il est heureux qu'on ait songé à une création contemporaine dans un monument historique et qu'on ait confié cette oeuvre à un jeune peintre qui ressent bien les exigences d'un art sacré. »

Gusti Hervé [2], responsable de la commission diocésaine d'art sacré, renchérit en mettant en avant l'initiative locale contre les réticences "parisiennes" : « C'est toute la population d'Ergué-Gabéric qui se retrouve dans cette réalisation ».

Dans son inventaire « Le Vitrail contemporain dans les églises et les chapelles bretonne » parue en 2011, Pierre Denic ne manque pas de citer les vitraux de Kerdévot d'Hung Rannou, parmi les plus beaux réalisés dans la seconde moitié du 20e siècle par des artistes célèbres tels que André Bouler, Nicolas Fedrerenko, Jean Bazaine [3], Alfred Manessier [4], Maurice Dilasser.

[modifier] 2 Diaporama


[modifier] 3 Annotations

  1. Maurice Dilasser (1918-2005) est ordonné prêtre le 1 e r juillet 1942. Licencié de Lettres classiques, il a enseigné les Lettres au collège de Lesneven durant 18 ans. En 1974, ce pendant 16 ans, il a en charge la paroisse de Locronan. C'est en 1982 qu'il prend la responsabilité de la Commission diocésaine d'Art sacré. En 1984, il crée la Fondation régionale de la Sprev (Sauvegarde du patrimoine religieux en vie) permettant aux visiteurs de découvrir les édifices religieux. Après s'être installé à Quimper, il est nommé en 1994 chanoine titulaire du chapitre de la cathédrale. [Ref.↑]
  2. Né en 1939, Gusti Hervé est prêtre du diocèse de Quimper et Léon depuis 1964. Formé au Grand séminaire de Quimper, à l’université de Strasbourg et à l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique de Paris, il a été successivement aumônier de lycée et de la Jeunesse étudiante catholique, responsable du service de la communication du diocèse et de la pastorale du tourisme et du temps libre en même temps que curé de paroisses. Ancien président de la SPREV (Sauvegarde du patrimoine religieux en vie) de 1995 à 2009, il est membre de la Commission diocésaine d’art sacré. [Ref.↑]
  3. Jean Bazaine (1904-2001), est un peintre français, figure majeure de la nouvelle École de Paris et de la peinture d'avant-garde française du 20e siècle. En tant que vitrailliste il a réalisé entre autres en 1941-42 les trois vitraux de l'église d'Assy (Haute-Savoie) et en 1969 les vitraux de l'église Saint-Séverin à Paris. [Ref.↑]
  4. Alfred Manessier (1911-1993), est un peintre non figuratif français, considéré comme un des maîtres de la nouvelle École de Paris. À partir de 1947, le vitrail occupe une grande partie de son œuvre et il en réalise un grand nombre dans de nombreuses régions (Paris, Nord, Somme, Jura, Pyrénées, Bretagne ...). En 1964, il crée avec un groupe d'amis l'Association pour la défense des vitraux de France. [Ref.↑]


Thème de l'article : Richesses patrimoniales communales

Date de création : Octobrel 2018    Dernière modification : 27.10.2018    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]