Lexique des termes anciens utilisés dans les documents d'archives - C - GrandTerrier

Lexique des termes anciens utilisés dans les documents d'archives - C

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C

Image:right2.gifCABARET - Cabaret, s.m. : petite table à plateau creux ou coffret contenant un service à liqueurs (Larousse). 
Image:right2.gifCAMISOLE - Camisole, s.f. : sorte de casaque à manches que les hommes portaient sur la chemise et sous le pourpoint ou la veste. Source : dictionnaire de l'Académie. 
Image:right2.gifCAPITATION - Capitation, s.f. : impôt créé à la fin du 17e siècle ; emprunté du bas latin capitatio, « taxe par tête », dérivé de caput, -itis, « tête ». Établie par Louis XIV, la capitation, qui frappait tous les Français sauf le roi, fut abolie à la Révolution. Droit de capitation, droit payé au seigneur par les serfs, et au roi par les nobles. Sources : Wikipedia et dictionnaire de l'Académie. 
Image:right2.gifCARÊME - Carême, s.m. : période de jeûne et d'abstinence de quarante jours que le christianisme a instituée au IVe siècle en référence aux quarante jours de jeûne de Jésus-Christ dans le désert. Le jeûne est allégé les dimanches et le jour de l'Annonciation mais il n'est pas interrompu. Source : Wikipedia. 
Image:right2.gifCARNÉE - Carnée, s.f. : mesure pour les grains. A priori équivalent au quart de boisseau, une mesure ancienne de matières sèches. 
Image:right2.gifCARNET B - Carnet B, g.n.m. : instrument principal de surveillance des « suspects », français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il est créé en 1886 par le général Boulanger, pour lutter contre les activités d'espionnage. Géré par le ministère de l'Intérieur, il est progressivement étendu à tous les individus pouvant troubler l'ordre public ou antimilitaristes qui pourraient s'opposer à la mobilisation nationale (Wikipedia). 
Image:right2.gifCARTE D'ÈTAT-MAJOR - Carte d'état-major, g.n.f. : carte de France au 1/80 000eétablie au 19e siècle par les services militaires de l'état-major et qui était destinée à tracer des chemins sur le terrain à l'usage des opérations militaires d'infanterie. Source : TLFi. 
Image:right2.gifCARTULAIRE - Cartulaire, s.m. : registre qui contient les titres de propriété ou les privilèges temporels d'une église ou d'un monastère. Cartulaire d'une abbaye, d'un cloître, d'un prieuré; cartulaires médiévaux. Source : Trésor Langue Française. Les cartulaires anciens bretons sont essentiellement ceux de Landévennec (9 au 11e siècle), de l'abbaye de Redon (de la fin du 8e au milieu du 12e siècle.), de Sainte-Croix de Quimperlé (11e siècle), de l'Église de Quimper (13e et 14e siècles). 
Image:right2.gifCASUEL - Casuel, s.m. : rétribution aléatoire accordée au clergé pour l'exercice de certains ministères (baptêmes, bénédictions, funérailles, mariages). Source : TRLFi. Au pluriel, cf autre définition : « Casuels, droits fortuits de fief » ¤ . 
Image:right2.gifCASUELS - Casuels, s.m.pl. : droits casuels, profits fortuits, dans les fiefs, comme le droit d'aubaine, les lods et ventes, etc. Source : Littré. Au singulier, cf autre définition : « Casuel, rémunération de curé » ¤ . 
Image:right2.gifCÉDULE - Cédule, adj. s.f. : A. vieilli, rare. B. écrit par lequel une personne prend un engagement, reconnaît une dette. Source : Trésor de la Langue Française CNRTL. 
Image:right2.gifCENSÉE - Cens, s.m., censée, s.f. : le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d'un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie ; source : Wikipedia. 
Image:right2.gifCERNE - Cerne, s.m. : entourage ; dans l'expression « au cerne » : entouré. Quand il est indiqué qu'un terrain a « ses fossés au cerne », cela signifie qu'il possède tous ses talus. De même « ses édifices au cerne » indique que les bâtis sont répartis sur les 4 côtés du terrain. Lorsque l'expression est suivie de « fors », par exemple «  fors du Levant », un des côtés fait exception. Source : Forum du CGF. 
Image:right2.gifCHAMBELENAGE - Chambelenage, chambellage, s.m. : vient de ce qu'autrefois le chambellan, dont l'office est de veiller sur ce qui se passe dans la chambre du roi, assistait à la cérémonie de la foi et hommage des vassaux du roi, et recevait d'eux à cette occasion quelque libéralité. Les seigneurs particuliers avoient aussi autrefois la plûpart leurs chambellans, lesquels exigeaient un droit des vassaux du seigneur, pour les introduire dans sa chambre lorsqu'ils venaient faire la foi et hommage ; droit que les seigneurs ont appliqué à leur profit, depuis qu'ils ont cessé d'avoir des chambellans en titre. Le droit de chambellage est réglé différemment par les coutumes, tant pour la quotité du droit, que pour la qualité de ceux qui le doivent, et les cas où il est dû. Les coutumes de Hainaut et de Cambrai appellent ce droit chambrelage; et celle de Bretagne, chambellenage.Source : Dict. raisonné des sciences, des arts et des métiers. 
Image:right2.gifCHAMPART - Champart, s.m. : redevance seigneuriale, proportionnelle à la récolte. Droit féodal qu'a le seigneur de lever une partie de la récolte de ses tenanciers ; [¤source : Dictionnaire du Moyen Français].  
Image:right2.gifCHAPE - Chape, s.f. : sorte de cape dont se revêtent les ecclésiastiques, employée dans la liturgie catholique (Wikipedia). Long manteau de cérémonie agrafé par devant et que revêtent des ecclésiastiques pour la célébration de certains offices (Larousse). 
Image:right2.gifCHAPITRE - Chapitre, s.m. : assemblée des chanoines formant le conseil de l'évêque ou assemblée des chanoines desservant une collégiale (Lep. 1948). 
Image:right2.gifCHAPON - Chapon, s.m. : jeune coq chatré. Source : Dictionnaire du Moyen Français. Utilisé comme moyen de paiement de rentes ou redevances. 
Image:right2.gifCHARET - Charet, caret, s.f. : dévidoir à l'usage des cordiers, fil de caret, gros fil qui sert à fabriquer les cordages pour la marine. XVe s.— "Laquelle femme filoit au tour ou charet" (DU CANGE charetum). Source : dictionnaire.sensagent.com
Image:right2.gifCHARNIER - Charnier, s.m. : meuble, en pierre ou en bois, dans lequel est rangée la viande salée. Source : Jean Le Tallec 1994. 
Image:right2.gifCHARTIL - Chartil, s.m. : le corps d'une charrette. Source : Littré. 
Image:right2.gifCHASUBLE - Chasuble, s.f. : Vêtement sacerdotal en forme de manteau à deux pans, que le prêtre met par-dessus l'aube et l'étole pour célébrer la messe (Dictionnaire du Moyen Français). 
Image:right2.gifCHAUSSÉE - Chaussée, s.f. : barrage, ouvrage maçonné submersible en travers d'un cours d’eau naturel, avec une partie supérieure appelée déversoir, permettant l’amenée de l’eau de la rivière vers le moulin. Source : riverainsdefrance.org
Image:right2.gifCHEFRENTE - Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). 
Image:right2.gifCLISSE - Clisse, clice, s.f. : bois de fente, morceau de bois allongé ; éclat de bois ; osier tressé. Source : TRLFi. 
Image:right2.gifCOHORTE - Cohorte, s.f. : sous le premier Empire, division de la Légion d'honneur, dans son organisation primitive; division de la Garde nationale active : source : TLFi. L'arrêté du 13 Messidor an X (2 juillet 1802), définit l’implantation des Cohortes sur le territoire de la République en indiquant les départements de rattachement. La 13e cohorte de la Légion d'honneur, basée au Château de Craon en Mayenne, avec comme chef le vice-amiral Étienne Eustache Bruix, couvrait les départements du Morbihan, Finistère, Côtes-du-Nord, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Maine-et-Loire. 
Image:right2.gifCOMBLE - Comble, s.f. : mesure de capacité pour les grains, probablement la mine comble, c'est-à-dire 6 boisseaux ; source : Dictionnaire Godefroy 1880. En région quimpéroise le terme comble est plutôt donné comme équivalent d'un grand boisseau comble, par opposition à un simple boisseau ras. Soit précisément 67 litres pour le froment, 82 pour le seigle, et 80 pour l'avoine [¤source : Document GT de 1807]. La comble se distincte de la raze
Image:right2.gifCOMICE AGRICOLE - Comice agricole, g.n.m. : association privée d'agriculteurs visant à l'amélioration de leurs techniques et de leurs productions. Par métonymie, concours de bestiaux organisé par une telle association. Source : TLFi. 
Image:right2.gifCOMMAND - Command, s.m. : mandataire, représentant ; étranger qui, fuyant sa terre, est venu se recommander à la protection du seigneur ; source : Dictionnaire du Moyen Français. 
Image:right2.gifCONCORDAT - Concordat, s.m. : texte diplomatique signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Pape de l'Eglise Catholique Pie VII, mettant un terme à l’anarchie qui règne depuis la Révolution dans l’Eglise. Il rétablissait la paix religieuse, en même temps que l’autorité du Saint-Siège sur l’ensemble des catholiques français. Le catholicisme est reconnu comme « la religion de la grande majorité des Français ». Les nouveaux évêques, selon des dispositions qui reprennent le Concordat de 1516, sont présentés par le gouvernement, puis reçoivent du pape l’institution canonique. L’Eglise s’engage à ne pas revendiquer les biens du clergé nationalisé par la Révolution ; en compensation, le gouvernement assure un traitement convenable aux évêques et curés. 
Image:right2.gifCONCORDAT - Concordat, s.m. : texte diplomatique signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Pape de l'Eglise Catholique Pie VII, mettant un terme à l’anarchie qui règne depuis la Révolution dans l’Eglise. Il rétablissait la paix religieuse, en même temps que l’autorité du Saint-Siège sur l’ensemble des catholiques français. Le catholicisme est reconnu comme « la religion de la grande majorité des Français ». Les nouveaux évêques, selon des dispositions qui reprennent le Concordat de 1516, sont présentés par le gouvernement, puis reçoivent du pape l’institution canonique. L’Eglise s’engage à ne pas revendiquer les biens du clergé nationalisé par la Révolution ; en compensation, le gouvernement assure un traitement convenable aux évêques et curés. 
Image:right2.gifCONTRIBUTIONS DIRECTES - Contributions directes, g.n.pl. : trois impôts votés en 1791 par l'assemblée constituante : contribution foncière ; la contribution personnelle et mobilière (qui deviendra la taxe d'habitation en 1974) ; contribution de la patente (la taxe professionnelle en 1976). Une quatrième contribution existe de 1798 à 1926 : contribution sur les portes et fenêtres. Source : Wikipedia. 
Image:right2.gifCORBEAU - Corbeau, s.m. : grosse pierre, pièce de bois ou de fer mise en saillie sur un mur et servant à supporter une poutre, une corniche ou un encorbellement. Source : Trésor Langue Française. 
Image:right2.gifCORDE - Corde, cordée, s.f. : unité de mesure de superficie. Subdivision du journal. Le journal et la corde sont les principales unités de mesure utilisées pour calculer les surfaces dans les inventaires. Dans la région quimpéroise une corde vaut 0,6078 ares à 16 toises carrées. Il faut 80 cordes pour faire un journal. 
Image:right2.gifCORPS POLITIQUE - Corps politique, g.n.m. : avant 1789, les paroisses étaient dirigées par un personnel distinct du clergé, appelé Corps politique ou Général. Les hommes du Général, ce corps politique, sont quelques membres de droit (recteur, procureur fiscal de la juridiction ...), douze délibérants (élus tous les ans par le Général, à la pluralité des voix, parmi d' anciens trésoriers dont les comptes ont été rendus et soldés), et un ou deux trésoriers (appelés trésoriers en charge ou en exercice , mais aussi fabriques ou marguilliers, et également élus par le Général). 
Image:right2.gifCORSELET - Corselet, s.m. : cuirasse légère couvrant la poitrine et le ventre, que portaient autrefois certaines troupes. Le corselet des piquiers. . Source : Littré. 
Image:right2.gifCOURTEPOINTE - Courtepointe, s.f. : couverture de lit doublée, remplie de coton ou de duvet et piquée. Source : TLFi. 
Image:right2.gifCOURTIL - Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). 
Image:right2.gifCRÊME DE TARTRE - Crême de tartre, g.n.f. : bitartrate de potassium, utilisé en médecin pour ses effets laxatifs. 
Image:right2.gifCRIBLÉE - Criblée, s.f. : mesure pour les grains a priori différente de la crublée qui équivaut quant à elle à 2 boisseaux. Ce serait la quantité de grain mise dans un crible à chaque utilisation ; source : forum cgf. En 1790 une déclaration du recteur d'Ergué-Gabéric précise que trois criblées de froment produisent un fort demi-boisseau, soit une criblée équivaut à un sixième de boisseau. 
Image:right2.gifCROCHETEUR - Crocheteur, s.m. : malfaiteur ou un artisan spécialisé dans l'ouverture des portes en servant d"un crochet, ou dans la neutralisation du système des serrures à l'aide d'outils ; source : Wikipedia. Lors des Inventaires des églises en 1906, la mission du crocheteur constituait plus à défoncer les portes des édifices religieux qui souvent étaient murés. 
Image:right2.gifCRUBLE - Cruble, crublée, s.f. : mesure pour les grains ; source : dict. Godefroy 1880. Composé de deux boisseaux ; source : Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, 1861, p. 202). A Plouha la crublée de grain y représentait 2 boisseaux 1/2, d'après un aveu de 1708; et, d'après un autre de 1613, 5 crublées de froment faisaient 12 boisseaux ; source : Anciens évêchés de Bretagne, J. Geslin de Bourgogne et A. Barthélémy.