Le manoir du Cleuziou/Cleuyou - GrandTerrier

Le manoir du Cleuziou/Cleuyou

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Catégorie : Patrimoine
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§ E.D.F.

Sommaire

« Archives de Cleuziou/Cleuyou » ¤ « Village et toponymie du Cleuyou » ¤ « Noblesse de Tinténiac propriétaire du manoir du Cleuyou avant la Révolution » ¤ « Familles nobles gabéricoises » ¤ « Le manoir du Cleuyou, Die Geschichte eines Bauwerkes in der Basse Bretagne » ¤ « L'histoire d'un bâtiment en Basse-Bretagne » ¤ « Le Cleuyou, renaissance d'un lieu d'exception, Le Télégramme 2011 » ¤ « La pierre tombale à enfeu des Liziart conservée au Cleuyou » ¤ « Les moulins du manoir du Cleuyou » ¤ 

[modifier] 1 Présentation

C'est un manoir restauré au 18e siècle. La porte cavalière et piétonne, à l'entrée de la cour et au bout de l'allée, date du 16e siècle. En contrebas un moulin sur un bief du Jet. Le manoir du Cleuyou a abrité plusieurs nobles détenteurs du titre de seigneur du Cleuziou dont les Rubiern, De Kermorial et Le Gubaer. La dernière famille noble, les Tinteniac, dut émigrer à la Révolution et les propriétés furent vendues en Biens Nationaux.

 

Le Cleuyou et le quartier où le Jet rejoint l'Odet étaient autrefois rattachés aux anciennes paroisses de Lanniron, de Saint-Esprit, puis d'Ergué-Armel, avant d'être inclus à la commune d'Ergué-Gabéric à la Révolution. Pour en savoir plus : « 1791 - Rattachement à Ergué-Gabéric de Kerampensal, Cleuyou et Kerelan ».

Portail allée cavalière
Portail allée cavalière
Pierre tombale, photo Werner Preissing
Pierre tombale, photo Werner Preissing
Manoir
Manoir

[modifier] 2 Situation géographique

Au départ de la route d'Elliant. L'ancienne route conduit à une petite zone industrielle. Elle emprunte l'ancienne "avenue" bordée d'arbres qui conduisait au manoir.

chateau et pisciculture
chateau et pisciculture
 

Plus bas la pisciculture qui borde le Jet, et à sa droite le grand parc du manoir où il y avait vraisemblablement deux moulins. Le bief supérieur alimente actuellement le petit moulin.

Géolocalisation = latitude 47.994, longitude -4.064555

[modifier] 3 Origine du nom

Le Cleuyou:

C'est une variante locale de "Kleuniou" ou "Kleuziou" c'est à dire "les fossés et talus" [1].

Ce nom s'applique sans doute à d'anciennes levées de terre, pierres et végétaux servant de protection contre l'érosion et les envahisseurs. A moins qu'ils ne soient les restes d'un enclos de fortifications gallo-romaines.

Toponomie détaillée : « Cleuyou, Kleuyoù ».

 
T O P O N Y M I E
Forme française Cleuyou
Forme bretonne Kleuyoù
Signification "fossés, retranchements"
Décomposition Kleuz pour "fossé avec talus, retranchement", et la terminaison plurielle -où
Relevés 1540 (Cleuziou), 1562 (Cluziou), 1566 (Cluziou), 1620 (Cluziou), 1636 (Cleuziou), 1644 (Cluziou), 1639 (Cleuioù), 1653 (Cluyou), 1750-89 (Cluzio), 1762 (Cluziou), 1770 (Cleunhiou), 1834 (Cleuyou)

[modifier] 4 Archives

[modifier] 4.1 Visite en 1910-30

Louis Le Guennec dans son "Finistère Monumental", tome III, "Histoire de Quimper-Corentin et son canton", décrit comme suit le manoir :

Le Cleuyou - Le manoir du Cleuyou a donné naissance à une famille noble qui a produit Vincent de Cleuziou procureur du roi à la cour de Quimper en 1544 et Corentin du Cleuziou, prêtre, vicaire perpétuel de Saint Mathieu de Quimper en 1640.

Situé non loin de Saint-Denis, ce manoir, entouré d'un joli bois, faisait partie, avant la création des communes, de la paroisse d'Ergué-Armel. On l'appelle aussi le Cleuziou. La maison est du XVIIIe siècle et sans mine. A noter, d'abord, une porte cavalière et piétonne du XVIe siècle, assez simple, à l'entrée de la cour. Dans celle-ci, la base ronde d'une croix avec inscription gothique ; à côté, dans le bois, belle pierre tombale provenant de l'enfeu [2] de la terre de Kergonan dans l'église d'Ergué-Gabéric, avec le blason des Liziart. Puis, près du ruisseau, trois petites pierres levées, hautes d'environ 0,60 m, et qui ont, surtout deux d'entre elles, l'apparence de lechs. Enfin, à l'entrée de l'enclos, les débris de deux piliers ronds en granit provenant du gibet de la juridiction des Regaires, qui s'élevait à côté, sur le tertre des justices, au-dessus du moulin de St-Denis.

La zone du tertre se nomme "Justicou". L'origine du gibet est décrite dans l'article « 1614-1640 - Aveu de l'évêque de Quimper pour les fourches patibulaires de Kerelan ».

La belle tombe à enfeu : « La pierre tombale à enfeu des Liziart conservée au Cleuyou ».

[modifier] 4.2 Carte de La Hubaudière

Dans les années 1770, Antoine De la Hubaudière (1744-1794), ingénieur des Ponts et Chaussées et faïencier, réalisa quelques cartes de Bretagne, dont l'une des cours d'eau des environs de Quimper. Dans sa partie Est, cette dernière illustre bien le quartier du Cleuyou avec ses voies d'accès, à savoir la route et les rivières du Jet et de l'Odet : « Carte quimpéroise d'Antoine De la Hubaudière, 1770 ».

 

[modifier] 4.3 Biens Nationaux

Ventes en 1795 du manoir, moulin et métairies de l'émigré François-Hyacinthe de Tinténiac et ventes aux enchères publiques. Documents 1Q326-140, 1Q675-53 et 1Q675-57 conservés aux Archives Départementales du Finistère.

Ces ventes aux enchères sont précédées de rapports d'expertise et d'estimation (AD 29, 1Q319), notamment celui du manoir, « La maison principalle construite de simple maçonnage ouvrante au levant ayant de longueur à deux longères soixante huit pieds ... », et également le moulin « à deux tournants » :

[modifier] 4.4 Cadastre de 1834

Guillaume François le Guay est le propriétaire du Cleuyou, mais aussi de Coutilly et du Justiçou de Kerellan.

En savoir plus : « Carte et parcellaire de 1834 ».

[modifier] 5 Habitants et propriétaires

[modifier] 5.1 Avant le rattachement de 1791

A. CLEUZIOU

Louis Le Guennec présente ainsi la famille qui aurait fondé le lieu noble du Cleuyou : « Le manoir du Cleuyou a donné naissance à une famille noble qui a produit Vincent du Cleuziou, procureur du roi à la cour de Quimper en 1544 et Corentin du Cleuziou, prêtre, vicaire perpétuel de Saint-Mathieu de Quimper vers 1640 ».

Pour l'inclusion du manoir de la Salle-Verte dans le domaine du Cleuziou, Norbert Bernard écrit : « L’aveu de Jeanne de Kerguz pour la Salle-verte est inclus dans l’aveu de son gendre, Christophe Blohio, et sa fille, Françoise Le Roux, pour le manoir voisin du Cleuyou en 1540 [3]. La mère et la fille rendent aveu à l’évêque pour le village de Kerampensal relevant de La Salleverte le 7 mai 1542 [4] ». Cela semble vouloir dire qu’avant les Rubiern, la famille Kerguz-Le Roux est propriétaire du Cleuziou et qu’ils rendent aveu à l’évêque.

Pour les familles détentrices qui suivent, les Rubiern, Kermorial, Gubaer et Tinteniac, le domaine du Cleuziou est tenu sous les Régaires [5], c'est-à-dire à foi et hommage au seigneur évêque de Cornouaille. Ils sont les seigneurs de fief payant une chef-rente [6] à leur seigneur supérieur qui avait sans doute reçu ce don patrimonial de la part des Cleuziou.

B. RUBIERN

En 1562 et 1566 deux Rubiern, Louis et Guillaume, sieurs de Cleuziou, se partagent les propriétés du Cleuziou, moulin du chartier, manoir de la Salle-verte et Kerempensal. Sur l'aveu de 1562 est apposée une belle signature Rubiern.

En 1572 Guillaume Rubierne père et fils comparaissent à la Revue qui se fit à Quimper pour le Ban et arrière ban en qualité d'arquebuziers à pied d'après un document de 1742.

En 1618, Guillaume Rubiern, sieur du Cleuziou et de Kermorvan, est donateur de la chapelle St-Yves de la cathédrale de Quimper (Source : R.F. Le Men).

En 1620 Anne Rubiern, fille de Guillaume le Vieux, transfert son héritage du Cleuziou à Louis de Kermorial son curateur. Guillaume Rubiern sieur de Kermorvan, neveu d'Anne, est désigné également comme source d'héritage.

Les générations Rubiern du Cleuziou :

 - Louis Rubiern, sieur de Cleuziou (1562)
 - Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1566, 1572)
   x Françoise de Dremiec
   ├
   ├> Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1572, 1618)
   ├   ├
   ├   └> Guillaume Rubiern, sieur de Kermorvan (1620)
   ├   
   └> Anne Rubiern, héritière du Cleuziou (1620)
        x Pierre de Kermorial

C. DE KERMORIAL

En 1620-1621, Louis de Kermorial sieur de Kermorvan [7], déclare les propriétés de Cluziou en tant qu'héritage d'Anne Rubiern.

En 1644, déclaration par Pierre de Kermorial sieur de Kermorvan [7], fils de Louis, suite au décès de son épouse Anne Rubiern. Deux enfants sont signalés : Anne et Françoise.

En 1666, déclaration par Françoise de Kermorial [7], fille de Pierre, épouse de Sébastien Le Gubaer, avocat en la cour.

En 1614-1640 : l'évêque de Quimper mentionne les propriétaires du Cleuziou comme les héritiers de Françoise de Kermorial [8]

Les générations Kermorial du Cleuziou :

  Louis de Kermorial (1620)
  ├
  └> Pierre de Kermorial (1620)
       x Anne Runbiern, héritière du Cleuziou (1620)
       ├
       ├> Anne de Kermorial (1644)
       └> Françoise de Kermorial (1666)
            x Sébastien Le Gubaer

D. LE GUBAER

En 1679, déclaration par Vincent et Rolland Le Gubaer, fils de Françoise de Kermorial [7] et de Vincent Le Gubaer.

En 1694, déclaration de Vincent et Rolland Le Gubaer du Cluziou pour la métairie de Kerempensal.

En 1742, décès sans héritiers d'Allain Corentin Ambroise Le Gubaer, fils de Rolland et de Marie-Corentine Prouhet. Deux mémoires sont rédigés pour le traitement du droit à bail dans le contexte du décès d'Alain-Corentin-Ambroise, petit-fils de Françoise de Kermorial [9].

En 1762, alors que le Cleuziou est propriété des Tinténiac [10], Josephe-Suzanne Billoart [11], la veuve de Alain-Corentin-Ambroise Le Gubaer, est mentionnée comme détentrice d'une rente annuelle pour la métairie de Kerempensal.

Les générations Gubaer du Cleuziou :

 Sebastien Le Gubaer, sieur de Keraval (1666)
 x Françoise de Kermorial
 ├
 ├> Vincent Le Gubaer (1694)
 ├ 
 └> Rolland Le Gubaer (1694)
       x Marie-Corentine Prouhet
       ├
       └> Allain Le Gubaer († 1742)
 

E. TINTENIAC

En 1760 décès du chevalier Vincent François de Tinteniac à son domicile au château du Cleuyou. Il est inhumé dans l'église paroissiale d'Ergué-Armel, et non au cimetière, disposant certainement d'un droit d'enfeux.

En 1762 François Hyacinthe De Tinteniac, marquis du Quimerc'h, déclare le domaine du Cleuziou, en héritage de son oncle Vincent François.

François Hyacinthe Tinténiac était marquis et chevalier de Quimerc'h, né le 08.03.1726 à Quimper Saint Mathieu, marié le 09/10/1747 à Pluguffan avec Anne de Kersulguen. Il est connu comme Royaliste de Bretagne et pour avoir repoussé les Anglais à Lorient en 1757. En 1791 il organise une partie de chasse au manoir de Trévarez avec la majorité des royalistes insurgés de Basse-Bretagne. En 1794 il émigre à Londres, rejoignant son Vincent et sa fille Anne-Josephe (mariée au seigneur De Rays).

Son fils ainé Hyacinthe se marie avec une demoiselle de Kersauson et aura 7 enfants. Son fils cadet Vincent, maréchal de camp dans l'armée des chouans, prit la tête d'une division après la tentative de débarquement des émigrés à Quiberon en 1795.

Réputé émigré à la Révolution, son nom et son qualificatif d'émigré sont mentionnés sur les documents d'estimation du manoir et des ventes des métairies et du manoir ; son prénom de François-Hyacinthe apparait sur l'acte d'adjudication du moulin du Cleuyou.

Les générations Tinteniac, les détenteurs attentés du manoir du Cleuyou étant Vincent-François (*1*) et François-Hyacinthe (*2*) :

  Joseph-Hyacinthe de Tinteniac (1655-1733)
  x Louise-Ursule Allain (1673-1709)
  ├
  ├> François-Hyacinthe de Tinteniac I (1701-1737)
  ├    x Marie-Rose de Tréouret
  ├    ├
  ├    └> *2* François-Hyacinthe de Tinteniac II (1726-1794)
  ├         x 1747 Antoinette-Françoise de Kersulguen
  ├         ├> Anne Josèphe de Tinteniac (1749-1812 à Londres) 
  ├         ├   x 1772 Guillaume Bonaventure BREIL du RAYS
  ├         ├> Hyacinthe-Joseph-Jacques de Tinteniac (1753-)
  ├         ├   x 1775 Marie Yvonne Séverine de Kersauson 
  ├         └> Vincent de Tinteniac, dit le "loup blanc" (1756--1795)
  └> *1* Vincent-François de Tinteniac (1710-1760)

[modifier] 5.2 Après le rattachement de 1791

Le rattachement du quartier du Cleuyou à Ergué-Gabéric fut ratifié le 20 juillet 1791 : document « 1791 - Rattachement à Ergué-Gabéric de Kerampensal, Cleuyou et Kerelan ».

A. BIENS NATIONAUX

En 1790 François Hyacinthe De Tinteniac est déclaré émigré, ennemi de la République.

En 1795 Marie Magdelaine Merpaut [12], marchande demeurant à Quimper, et son associée Marguerite Jeanne Mellez-Lafage [13] font l'acquisition de la propriété du Cleuyou et de Kerempensal.

En 1795 Simon Bouilly prend possession de la métairie du chartier.

B. LE GUAY

Sur le cadastre de 1834, Guillaume-François le Guay, né en 1773 à Tessy-sur-Vire (Manche), épouse la quimpéroise Marie Marguerite Mermet et devient le propriétaire du Cleuyou. Il est membre actif et fondateur de la Société d'Archéologie du Finistère.

En 1841-1846, le fils de Guillaume-François, Prosper Le Guay, marié également à une demoiselle Mernet, est domicilié au château du Cleuyou et est fabriquant-négociant de fécule de pomme de terre, puis conseiller de Préfecture. Comme son père, il est membre actif de la Société d'Archéologie du Finistère.

En 1890 le fils de Prosper, Albert Le Guay, ancien juge de paix, organise une fête républicaine en septembre dans la prairie du château du Cleuyou [14].

Après le décès d'Albert sans postérité, son petit cousin Louis s'installe au manoir. Il autorisera presque tous les ans l'organisation d'une kermesse au château du Cleuyou sous le patronage de la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne) [15].

En 1959 décès accidentel de Louis Le Guay. Les biens sont partagés entre les 7 enfants, seule sa fille Marie reste dans sa maison du Rouillen. Le manoir est vendu à M. Damian qui avait ouvert un garage à Coutilly.

Les Le Guay du Cleuyou et les générations intermédiaires entre les deux lignes "........." :

  Guillaume Le Guay (1773-1861)
  x 1804 Cécile Mermet (1778-1851)
  ├
  ├> Prosper Le Guay (1805-1886)
  ├   x 1838 Fanny Mermet (1813-1882)
  ├   :
  ├   └> Albert Le Guay (1841-1917)  -------------¬
  ├   :   x 1876 Marie Elisa Huet (1850-1907)       :
  ├   └> Prosper Le Guay (1846-1888)                 :
  ................................................................... :
  └> Félix Simon Amédée Le Guay (1807-1884)    :
       x 1838 Clarisse Le Bastard (1820-1846)       :
       └> Georges Le Guay (1841-1893)                :
            x 1872 Marie Harrouard (1852-1946)       :
  ......... ├ ....................................................... :
            └> Louis Le Guay (1874-1959) <-----------
                 x 1903 Marthe Le Verger (1880-1954)

[modifier] 5.3 Tableau récapitulatif

Tous les habitants nobles ou roturiers du manoir et du moulin du Cleuyou, référencés dans les documents d'archives publiques ou familiales, ou sur les registres B.M.S. (Baptêmes, Naissances, Sépultures).

GENEALOGIE D'UN DOMAINE : MANOIR ET MOULIN DU CLEUYOU
Dates Nom Prénom Nom prénom Union Métiers Notes
1544 du CLEUZIOU Vincent       Procureur du roi Louis Le Guennec
1562 RUBIERN Louis       Sieur du Cluziou  
1566-1572 RUBIERN Guillaume de DREMIEC Françoise   Ecuyer, sieur du Cluziou "le vieux"
1572-1618 RUBIERN Guillaume       Sieieu du Cluziou  
1620 RUBIERN Anne de KERMORIAL Pierre     Fille de Guillaume le vieux
1616-1620 RUBIERN Guillaume       Sieur de Kermorvan Neveu d'Anne
1620-1644 de KERMORIAL Pierre RUBIERN Anne   Sieur de Kermorvan  
1666 de KERMORIAL Françoise LE GUBAER Sébastien   Dame du Cluziou  
1679-1694 le GUBAER Vincent       Sieur du Cluziou  
1679-1694 le GUBAER Rolland PROUHET Marie Corentine 1685 Sieur du Cluziou  
1745 le GUBAER Alain BILLOART Josephe-Suzanne 1652   Fils de Rolland '+ 1745
1750 de TINTENIAC Vincent François       Chevalier  
1790 de TINTENIAC François Hyacinthe       Emigré  
1795 MERPAUT Marie Magdelaine       Négociante de Quimper
1806 LANDURANT François Louis le BESCOND Marie Corentine An13   o Plomelin
1788 JEZEGABEL Sébastien Perraut Marie Anne   Meunier  
1796 KERHOAS François LE BIHAN Jeanne-Françoise   Meunier ex meunier du moulin de l’évêché de Quimper
1829-1836 le FAOU Laurent BERNARD Marie Anne 1829 Meunier o Landrevarzec
1834 le GUAY Guillaume-François MERMET Cécile 1804   o 1773 à Tessy-sur-Vire (Manche)
1841-1846 le GUAY Prosper Louis MERMET Phanie Marie-Louise 1838 Négociant, conseiller de préfecture o 1805 Quimper
1841- le GUAY Albert HUET Elsa 1876 Juge de paix à Douarnenez o 1841
1854-1857 BERNARD Alain QUEMERE Marie Pauline 1853 Cultivateur o Kerfeunteun
1873 le GALL Pierre HUITRIC Marie Louise 1854 Charretier o 1840
1900 le GUAY Louis       Officier de la Marine Petit cousin d'Albert
+ 1959
1936 QUILLEC Youenn       Fermier Coutilly, Ty-Nevez Cleuyou
1950 le GUAY Marie         Fille de Louis
1956 DAMIAN         Garagiste  
2008- PREISSING Werner BERTRAM Ursula 1996 Architecte  

[modifier] 6 Annotations

  1. Fossé, s.m. : clôture en terre, ou dont les parements seuls étaient en pierre. L'usage ancien attribue au mot fossé un sens diamétralement opposé au sens légal actuel. Par contre on donnait le nom de douve à cette partie de la clôture que le Code civil (art. 666 à 669) nomme fossé ; et on appelait fossé ce que le législateur nomme la levée ou rejet de la terre. Les fossés étaient systématiquement assortis de douves, alors qu'un demi-fossé ou turon n'en avait pas. Source : "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, recueillis par J.-M. P. A. Limon". On rencontre aussi la confusion d'usage Talus/Fossé en breton. On désigne le "talus" par "kleuz", du verbe "kleuzañ" ou "kleuziñ" : "creuser" ; sur le substantif "kleuz" a été reformé un verbe "kleuziañ" qui signifie "refaire, entretenir les talus et les fossés" ; on voit bien que le sens originel de "kleuz" est inséparablement l'ensemble "fossé"/"talus". Source : ulamirlammeur. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  2. Enfeu, s.m. : ancien substantif déverbal de enfouir. Niche à fond plat, pratiquée dans un édifice religieux et destinée à recevoir un sarcophage, un tombeau ou la représentation d'une scène funéraire. Avant la Révolution française, les seigneurs du pays étaient enterrés par droit d'enfeu dans un sépulcre de ce genre. Source : Trésors de la Langue Française. [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  3. Déclarations Kerguz-Le Roux-Blohio pour la Salleverte et Le Cleuziou en 1540 : ADLA, B 1235, ADF, A 38/3 et ADF, A 85, fol. 514. [Ref.↑]
  4. Déclaration Le Roux pour Kerampensal et La Salleverte en 1542 : ADF, 1 G 139/1 [Ref.↑]
  5. Régaires, s.m.pl. : administration en charge du domaine temporel d'un évêque, propriétaire et seigneur, au même titre que l'aurait été n'importe quel noble propriétaire d'un fief avec justice. Le plus souvent, ils provenaient de donations anciennes faites au cours des âges par des féodaux, qui souhaitant sans doute s'attirer des grâces divines ou se faire pardonner leurs péchés, avaient doté l'église de quelques fiefs avec les revenus en dépendant. Source : amisduturnegouet sur free.fr [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  6. Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). [Terme] [Lexique] [Ref.↑]
  7. KERMORIAL (DE), Seigneur dudit lieu, paroisse de Baye, de KERMORVAN, paroisse de Cuzon. Armes : « D'azur au greslier d'argent, accompagné de trois fleurs de lys de même ». Devise : « Sot ouc'h sot » (trad. : Sot contre sot). Source : Nobiliaire de Pol de Courcy. [Ref.↑ 7,0 7,1 7,2 7,3]
  8. Document « 1614-1640 - Aveu de l'évêque de Quimper pour les fourches patibulaires de Kerelan ». [Ref.↑]
  9. Document « 1742 - Mémoires aux Régaires suite au décès sans enfant du propriétaire du Cleuziou ». [Ref.↑]
  10. Document « 1762 - Dénombrement du Cleuziou et Kerempensal par François Hyacinthe de Tinteniac ». [Ref.↑]
  11. Alain-Corentin-Ambroise Le Gubaer, sieur du Cleuziou, épouse le 13 août 1714 dans la chapelle ND du Guéodet Josephe-Suzanne Billoart, fille de Hervé Billoart, sieur de Kerogat, et de Marie de Poulpiquet. [Ref.↑]
  12. Marie Magdelaine Merpaut, née vers 1755 à Rennes, qualifiée de marchande dans les actes d'acquisition des biens nationaux du Cleuyou, était la sœur de Jeanne Yvonne Merpaut (laquelle épousa en 1778 Jean François Guillaume Lafage, marchand en la rue Kéréon). Les Merpaut étaient originaire de la paroisse de Rennes St-Germain. Marie Magdelaine Merpaut reste célibataire et décède le 15 juin 1829, à Quimper, rue Keréon. [Ref.↑]
  13. Margueritte Jeanne Thomase Mellez, fille de procureur du présidial de Quimper, épouse le 22 janvier 1788 Jean François Guillaume Lafage, lequel était marchant en la rue Kéréon et veuf de Jeanne Yvonne Merpaut. Leur fille Marie Thomase Lafage sera débitante de tabac du bourg d'Ergué-Gabéric jusqu'à son décès en 1855 à l'âge de 70 ans. [Ref.↑]
  14. Cf article « 1890 - Fête patriotique du 21 septembre au Cleuyou ». [Ref.↑]
  15. Cf article « Souvenirs des fermes en activité au Rouillen, par Youenn Quillec ». [Ref.↑]


Thème de l'article : Monographie d'un lieu-dit de la commune d'Ergué-Gabéric

Date de création : octobre 2006    Dernière modification : 29.12.2015    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]